Une saison plus courte pour l’Écocentre Homarus

La pandémie de COVID-19 a écourté la saison de l'Écocentre Homarus, situé depuis 2013 au quai de Pointe-du-Chêne, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. «Nous avons ouvert nos portes le 30 juin, un mois plus tard que d’habitude et nous fermerons le 30 août», souligne Shawna LeBlanc, gestionnaire logistique du centre d’interprétation sur le homard.

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

Cinq étudiant.e.s guides-interprètes se sont  partagé le travail sur différents projets qui avait été un peu négligé faute de temps. Peu de modifications à l’aménagement du centre ont été nécessaire pour répondre aux directives de la Santé publique. Deux groupes pouvaient s’y rendre en même temps. «En utilisant une autre salle, les gens ne se croisaient pas et notre plus grosse journée a été de 33 personnes», ajoute Shawna. «C’était pas mal tranquille comparé aux années précédentes.»

Une fois l’Écocentre fermé, Shawna va déménager les homards à l’Aquarium et Centre marin de Shippagan jusqu’au printemps prochain. Shawna en est à sa sixième année à l’Écocentre et elle est également responsable de présentations aux invités de marque. Elle espère également pouvoir assister à des salons touristiques l’année prochaine en partenariat avec la Ville de Shédiac, afin de rebâtir une clientèle provenant de la région de l’Atlantique et du reste du pays.

«La visite débute dans la salle de l'écloserie, ou l'on apprend sur le cycle de vie du homard et de leur fragilité dans les premiers mois de vie», explique Melissa Gionet-Gauvin, guide-interprète depuis trois ans. La visite se poursuit dans la grande salle où l'on examine l’anatomie et les raisons qui expliquent ses variations de couleur. Ensuite, ce sont les stations libre-service où le visiteur en apprend davantage à propos de la pêche, de l'écosystème et bien d'autres sujets.

L’Écocentre Homarus et un projet d’Homarus Inc., un organisme de recherche et développement à but non lucratif créé par l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) en 2001. Sa mission est de développer des outils pour assurer la pérennité de la ressource du homard ainsi que sa pêcherie. L’Écocentre a pour but de sensibiliser et d’éduquer les gens au sujet du monde du homard et de son écosystème par l'entremise de présentations interactives avec des guides-interprètes.

Le programme d'adoption de bébé homard était encore disponible cet été et permet aux gens de prendre une part active dans la viabilité de la ressource du homard. On reçoit un certificat d’adoption, on peut suivre le lieu et la date du relâchement et suivre l'évolution de son bébé homard de l'écloserie à la mer.

Le laboratoire mobile ne pourra être en activité cet automne, puisqu’il est impossible d’accéder aux écoles et aux garderies des provinces maritimes.

Ensemencement de homards

«Cette année, on a ensemencé 539 000 homards,  de la mi-mai jusqu’au début août», mentionne Shawna.  «C’est une bonne année compte tenu de la pandémie, mais nous en avons parfois ensemencé près d’un million les autres années.»

Le projet de relâchement de jeunes stades de homards est à l’origine de la création du groupe Homarus, branche de recherche et développement de l’Union des pêcheurs des Maritimes. Ils ramènent des femelles oeuvées de la mer et on les met dans des bassins à l’écloserie. Les petits (larves), une fois sortis de l’oeuf, nagent librement dans l’eau des bassins pour 12-14 jours sans prédateurs, et dans des conditions de survie optimales, avant d’être relâchés par les pêcheurs eux-mêmes à bord de leur bateau. Ils sont transportés dans des grands bassins adaptés.

Ce projet est mature et plus de cinq millions de bébés homards ont été relâchés depuis 2002.

La recherche qui été effectuées autour de ce projet a apporté des connaissances et des outils de recherche et développement considérables à l’équipe d’Homarus. Grâce à cette expertise, les projets du groupe Homarus se sont diversifiés et des problématiques environnementales de grande envergure sont à l’étude (changements climatiques par exemple) actuellement.

Le projet a permis de démontrer que l’ensemencement de homards de stade IV peut avoir un impact significatif sur les populations de homard dans les régions ensemencées et que cette activité peut être économiquement viable. La recherche a permis de développer des techniques d’écloserie très efficaces qui permettent aujourd'hui de produire de grandes quantités de homards d'ensemencement à de très faibles coûts, avec 40 % de survie jusqu'à la pêche.

«La construction d’un nouvel édifice pour Homarus Inc. est un projet en développement, et on a bien hâte qu’il soit réalisé,  dit Shawna, mais on gardera quand même L’Écocentre situé au quai de Pointe-du-Chêne.»

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Photo : Écocentre

 

Nous reconnaissons dans l’ordre habituel : Shawna LeBlanc, gestionnaire logistique et Melissa Gionet-Gauvin, guide-interprète et responsable des médias sociaux et du site Web, qui travaillaient à l’Écocentre, dimanche. (Photo : C. Lanteigne

Photo : Homard bleu

Nous avons reçu un nouveau locataire cette semaine à L’Écocentre a reçu un nouveau locataire la semaine dernière. Voici Lewis, un homard bleu qui a été pêché dans la région de Petit-Cap. (Courtoisie)

Photo : Bébés homards

Ces bébés homards ont été ensemencés en juillet dernier. (Courtoisie)

Photo : Relâche

Ce pêcheur relâche les bébés homards. (Courtoisie)

 

 

 

 

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  • Date de création 24 août, 2020
  • Dernière mise à jour 24 août, 2020
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