Une saison de pêche au homard jusqu'ici satisfaisante dans la zone 25

À la cinquième semaine de la saison de la pêche au homard dans la zone 25 (ouest du détroit de Northumberland), on note cette année que le homard est davantage distribué partout dans la zone. «Au cours des trois ou quatre dernières années, on le retrouvait plus au centre et au sud», souligne l’organisateur de la zone 25 à l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), Michel Richard.

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

Certains pêcheurs rapportent que leurs débarquements ont baissé de 15 à 20 %, mais d’autres ont de meilleurs débarquements que les années précédentes.

La grande majorité des pêcheurs ont bon espoir d'obtenir entre 4,50 $ et 5,00 $ la livre pour le petit homard (canner), ce qu'ils considèrent comme très bon en temps de pandémie.

«Dans la zone 23 (côte nord et nord-est du Nouveau-Brunswick), au printemps, les pêcheurs ne savaient même pas s’ils allaient pouvoir pêcher», ajoute M. Richard. Dans la zone 25, les pêcheurs ont eu de gros débarquements de 2 000 à 2 500 livres les premiers jours. Ils se sont maintenant stabilisés à 400 – 500 livres.

Selon Michel Richard, les pêcheurs aperçoivent beaucoup de femelles et de petits homards, ce qui les rassure pour l’avenir de la ressource. «Les mesures prises par les pêcheurs pour la conservation portent fruit, dit-il, et il est important qu’ils en récoltent les bénéfices.»

La saison se déroule bien en général et les pêcheurs sont heureux de constater que les agents des pêches font leur travail de renforcement des lois.

Il y a cependant une ombre au tableau : on ignore ce qui va se passer cet automne et cet hiver pour écouler le fruit de la pêche. «Il y a un marché qui fonctionne aux États-Unis», poursuit Michel Richard. «Et ce sont les épiceries. Les bateaux de croisières, les casinos, les restaurants et les hôtels ne sont toujours pas sur le marché.»

Pêcher pendant une pandémie

«Les pêcheurs se sont rapidement ralliés aux mesures sanitaires de la Santé publique, raconte M. Richard. Ils ont compris que c’était une préoccupation de la santé qui allait au-delà du pêcheur et de son équipage et ont pris les mesures nécessaires pour les faire respecter.»

Au quai de l’Aboiteau, à Cap-Pelé, des gens ont tenté d’acheter du homard directement des bateaux qui accostaient. Les pêcheurs leur ont expliqué qu'il n'était plus possible de procéder de cette manière à cause de la pandémie et qu’ils devaient faire des réservations pour en obtenir.

L’UPM s’assure que tous les pêcheurs aient accès à un soutien approprié à la suite à l’annonce de l’initiative de soutien financier du gouvernement fédéral de 470 $ millions. «Nous déplorons cependant une mesure qui désavantage les nouveaux pêcheurs», indique M. Richard. Il leur est impossible de démontrer une diminution de 25 % de leurs revenus en raison de la pandémie comparée à l'an dernier et ils ne seront donc pas admissibles à une subvention qui couvrirait 75 % des pertes, jusqu’à 10 000 $.

La saison prendra fin le 11 octobre prochain. Dans la zone 25, on compte environ 382 pêcheurs du Nouveau-Brunswick, 218 de l’Île-du-Prince-Édouard et une trentaine de la Nouvelle-Écosse qui s’adonnent à cette pêche dite «automne».

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Photos :

Les quais sont occupés quand les pêcheurs arrivent avec leur cargaison en fin d’avant-midi, comme le montre ces photos prises au quai de l’Aboiteau, à Cap-Pelé.

(Photos : C. Lanteigne)

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  • Date de création 14 septembre, 2020
  • Dernière mise à jour 14 septembre, 2020
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