Une pandémie qui perdurera dans le temps

La Société du musée de Hay River recueille actuellement les commentaires et les expériences de la population en lien avec la pandémie actuelle. Ces informations serviront dans le futur à documenter l’intérêt historique de la crise de la COVID-19.
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Karine Lavoie
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

Nul doute que la crise que nous traversons présentement fera à jamais partie de l’histoire. Afin de garder une trace de la façon dont la communauté aura vécu cette crise, la Société du musée de Hay River recueille depuis la mi-avril les commentaires de la population en posant des questions sur sa page Facebook.

L’importance de la conservation des écrits

Le fait de documenter des événements historiques comme celui de la crise de la COVID-19 cadre parfaitement dans la mission de la Société du musée de Hay River. Monsieur Tom Lakusta, président du musée, croit que les gens souhaitent voir cet événement immortalisé et ainsi être en mesure de se souvenir de la façon dont la population aura vécu cette crise dans cinq, dix, quinze ou même vingt ans.

Madame Linda Korotash Carter, trésorière et responsable de la page Facebook, abonde dans le même sens : « Je voulais vraiment documenter l’impact de la pandémie sur notre communauté », explique-t-elle. « Je pensais que ce serait un bon moyen pour compiler des informations et les documenter dans un livre de mémoires. »

Tous les commentaires recueillis seront d’ailleurs placés dans un ouvrage intitulé Mémoires de 2020 COVID-19 qui pourra être consulté au musée lorsque la situation le permettra. Les personnes qui le préfèrent peuvent également transmettre leurs opinions au museumhayriver@northwestel.net.

Des questions pour susciter la réflexion

Pour le moment, ce sont trois questions qui ont été posées à la communauté Facebook. Les gens ont pu apporter des réflexions sur ce que la crise leur a apporté au niveau personnel et sur la façon dont la distanciation physique les affecte. Pour la troisième question, Mme Carter s’est adressée aux enfants. Elle leur a demandé de donner leur perspective face à la crise, de partager ce qu’ils ont appris ainsi que ce dont ils ont le plus hâte une fois le confinement terminé. Le rythme des questions a cependant été quelque peu ralenti dans les dernières semaines en raison des évacuations causées par les inondations dans la communauté de Hay River.

Selon Mme Carter, « poser des questions a offert à plusieurs personnes l’occasion de libérer leurs émotions et leurs peurs en ces temps incertains ». Cela diminue également le sentiment de solitude vécu pendant cette crise : « En partageant nos réponses, cela donne un certain soulagement en sachant que les autres ressentent la même chose et sont là pour nous soutenir », ajoute-t-elle.

Monsieur John Stanga Sénior est l’une des nombreuses personnes ayant exprimé son opinion sur la page Facebook de l’organisme. Il trouvait important de partager son expérience sur la situation afin d’en conserver des traces dans l’histoire : « Je pense que nous avons besoin de toutes les initiatives indépendantes pour enregistrer les opinions et les points de vue sur cette crise », explique-t-il.

Une petite communauté tissée serrée

La communauté de Hay River rassemble environ 3700 personnes et pour Mme Carter, il s’agit d’une grande famille. « Je suis extrêmement passionnée par ma communauté et j’essaie de trouver des moyens de la garder positive, saine et toujours pleine d’espoir en cas de crise. » Étant donné les nombreuses incertitudes en approche de la saison estivale, la trésorière ne sait pas quand le musée de Hay River pourra rouvrir ses portes.

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Des photos sont disponibles sur demande : ijlterritoires@apf.ca

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  • Date de création 12 mai, 2020
  • Dernière mise à jour 12 mai, 2020
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