Une Orléanaise qui s’investit dans sa communauté

Depuis plus de 10 ans, Rachelle Lecours contribue bénévolement au mieux-être de sa communauté. Ses efforts et ceux de son équipe rayonnent bien au-delà du Grand Avalon, quartier dont elle préside l’association communautaire depuis 2018.

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Jean-Marc Pacelli — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

Née dans les Cantons-de-l’Est, au Québec, le parcours vers Orléans de cette cadette de huit enfants commence à la fin des années 1950. Sa famille déménage alors à Cornwall, où se construit le barrage Moses-Saunders : «C’est là que se trouvait l’ouvrage. Mes parents ne parlaient pas anglais, donc ç’a été difficile pour nous! Heureusement, on a pu étudier jusqu’à la 8e année en français», se rappelle celle qui avait 7 ans au moment du déménagement.

Rachelle Lecours déménage ensuite à Vanier pour des études à l’Université d’Ottawa. Diplômée d’une concentration en psychologie en 1974, elle se lance aussitôt dans une carrière dans la fonction publique qui se conclura par une retraite bien méritée en 2000. «Au cours des dernières années, j’étais tellement occupée que je travaillais douze heures par jour», témoigne-t-elle.

Pourtant, vous n’entendrez pas Mme Lecours se plaindre de cet horaire chargé! Elle admet être une personne qui aime être constamment occupée. D’ailleurs, peu de temps après sa retraite, elle se lance dans le bénévolat familial : «C’est moi qui gardais mes petits-enfants avant qu’ils commencent l’école», affirme celle qui est arrivée à Orléans à la fin des années 1970.

Des projets valorisants

Rachelle Lecours décide de s’investir dans la Portobello South Community Development Association (maintenant l’Association communautaire du Grand Avalon) en 2008 et en devient la secrétaire.

Quelques années plus tard, un projet de construction controversé d’Habitat pour l’humanité attire l’attention de l’association : «La Ville d’Ottawa contrevenait à presque tous les règlements de zonage. Sur une rue avec des résidences unifamiliales, on nous proposait un édifice qui ressemblait à une école!»

Grâce à un travail de coopération entre l’association communautaire, la Ville et Habitat pour l’humanité, la construction commence en 2013. «J’ai mis plusieurs heures de bénévolat sur le chantier : sablage des murs, peinture, poser des tuiles, etc. C’était un projet valorisant pour moi et je suis devenue bonne amie avec ces familles», affirme Mme Lecours.

L’implication en vaut la peine

Depuis, les projets s’accumulent, comme la Fête FrancOrléans organisée dans le cadre de la Journée des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, et Êtes-vous prêts?, une conférence sur les mesures en cas d’urgence.

Femme de son époque, Mme Lecours participe aussi à des initiatives environnementales, ayant obtenu une subvention de la Ville pour permettre aux étudiants de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde de faire un potager. La même année, des arbres fruitiers sont plantés à l’école pour créer une forêt comestible : «Je me souviens d’avoir jardiné avec des jeunes qui étaient emballés de faire du jardinage et de protéger l’environnement.»

En regardant tout ce qu’elle a accompli, Mme Lecours avoue avoir un regret : «Je regrette qu’il n’y ait pas plus de gens qui veuillent s’impliquer dans la communauté en tant que bénévoles. Le bien-être de notre communauté en vaut la peine», conclut-elle.

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BP :

  • IJLO_Rachelle Lecours : Rachelle Lecours a contribué à mettre sur pied le jardin Gisèle-Lalonde. (Crédit : Courtoisie Rachelle Lecours)
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  • Date de création 16 avril, 2020
  • Dernière mise à jour 16 avril, 2020
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