Une nouvelle expérience touristique verra le jour en 2021 à Shediac Bridge

Isabelle Iriarte et Sébastien Doolaeghe recevront 146 000 $ pour élaborer une expérience touristique de style «glamping» à Shediac Bridge.  C’est ce qu’il a été possible d’apprendre lorsque le gouvernement du Canada a annoncé qu’il investissait plus de 16 millions de dollars pour renforcer le secteur touristique du Canada atlantique et aider l'industrie à aller de l'avant. L’APÉCA investit donc plus de 1,1 million de dollars dans la région de Beauséjour, et qualifie le projet du couple «d’innovateur» et «différent».

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local − APF − Atlantique

Le couple Iriarte-Doolaeghe possède une ferme à Shediac Bridge et veut faire vivre aux gens une expérience de «glamping», soit du camping avec un peu plus de luxe et de confort. Le couple possède une ferme située sur 15 acres de terre, un endroit idéal pour y installer quatre «bulles» de deux chambres pour les familles, quatre autres avec une «bulle» pour les couples, dont une sera accessible pour les personnes à besoins spéciaux.  Il y aura aussi un coin de relaxation avec un bain à remous et un sauna.

«Nous voulons garder ça petit, explique Isabelle Iriarte, et donner toute l’attention aux gens qui seront plongés dans l’expérience de la ferme dans son ensemble et immergés par la nature qu’ils pourront admirer à volonté.»

Isabelle est agente de marketing et de communication au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, tandis que Sébastien est entièrement dédié à la ferme, au jardin et au projet touristique. Il fait tout le travail relié à la ferme, abat les animaux, fait les coupes ainsi que les saucissons, saucisses, boudin, etc. «C’est lui le roi là et c’est beaucoup de travail, car c’est une période vraiment occupée», ajoute Isabelle.

Sébastien s’occupe de la construction du bâtiment principal qui aura une grande cuisine et un espace pour vendre les produits de la ferme. Ils feront la vente et la promotion de produits locaux et d’entreprises locales et offriront des ateliers reliés à l’agriculture, à la fabrication de fromage, etc. Le champ d’activités sera élargi au fur et à mesure selon les intérêts des gens.

«Nous avons lancé ce projet pour qu’éventuellement je puisse aussi m’y consacrer à temps plein avec mon mari et être avec les enfants», souligne Isabelle. Ceux-ci : Laura, 12 ans, Juliette, 8 ans et Thomas, 5 ans, aiment la vie à la ferme et font partie du projet et de l’aventure.

Isabelle s’occupera du marketing du projet, de la gestion des réservations et des clients. Ils ont hâte d’accueillir les gens. Le site sera ouvert à l’année. «On va embaucher des étudiants en agriculture et aussi recruter du personnel additionnel, car on souhaite que les gens soient traités aux petits soins. Les petits déjeuners seront offerts avec les nuitées.»

Le site ouvrira en 2021, mais les réservations pourront être effectuées dès le 1er septembre 2020. «C’est incroyable le nombre de personnes intéressées qui ont communiqué avec nous», dit-elle.

Le couple français a acheté la propriété en mars 2016. «Nous avions regardé ailleurs dans la région, explique Isabelle, mais le prix plus abordable nous a fait pencher en faveur de ce magnifique terrain à Shediac Bridge. Nous ne savions pas où nous allions tomber, mais ici, nous avons découvert une communauté incroyable. Nous sommes tellement chanceux d’avoir de bons amis et les choses n’auraient pas été pareilles sans ça. On adore ça ici et pour rien au monde on changerait de place.»

«Les gens de Grande-Digue sont tellement gentils. Nous avons été frappés mon mari et moi, car nous avons eu le choc de la gentillesse. On ne connaît pas ça en France», ajoute-t-elle. Lors de voyages précédents, ils étaient déjà restés dans des gîtes du passant parce qu’ils pouvaient parler aux gens. On les trouvait très ouverts, ils voulaient partager leurs expériences et leur disaient qu’on avait besoin de gens comme eux.

Elle raconte que lors de leur mariage à Grande-Digue, il y a deux ans, Pépère Boîte à lunch (Ron Cormier), l’oncle d’un de leurs meilleurs amis, les a conduits à l’église dans une belle voiture ancienne. Après la cérémonie, il les attendait avec une autre belle voiture ancienne. Elle trouve cette gentillesse tout simplement incroyable.

Isabelle raconte encore qu’en quittant la France, ils n’avaient aucunement l’idée d’avoir une ferme. «Mais après l’achat du terrain, nous avons acheté des animaux, puis on a fait un jardin pour viser l’autosuffisance alimentaire et avoir de la nourriture qu’on produit. Nous voulons développer l’écotourisme et l’agrotourisme et véhiculer les vraies valeurs de la vie.»

Ils vendent aussi des œufs frais. Avec tout ce qui se passe mondialement ils sont fiers de leur décision. «Il faut encourager le local, car la pandémie nous a fait réaliser qu’on était trop dépendant de l’étranger, des cultures à l’extérieur de la province.»

Le couple a voyagé avant de s’installer ici et n’arrivait pas à trouver de l’hébergement qui leur faisait vivre une expérience authentique. «Les gens veulent faire des activités, partager avec les conjoints et la famille et ici on est proche de la mer, aussi bien l’été que l’hiver, et c’est ainsi qu’est né notre projet d’expérience touristique.»

Dans ce cadre bucolique, les enfants ont pu profiter de la pandémie pour apprendre des choses différentes, avec la présence des animaux. Isabelle a le sentiment d’avoir semé quelque chose et d’avoir créé de beaux souvenirs. «La vie est très différente ici, dit-elle. On se demande comment on a pu vivre la vie effrénée que nous avions avant en France.»

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Photos : (Courtoisie)

1 - Enfants du couple

- Juliette, Laura et Thomas aiment la vie sur la ferme avec les animaux.

2 – Maquette du projet touristique dans les grands espaces à Shediac Bridge.

3 – Bâtiment principal

4 – Bulle simple

5 – Bulle double

 

  • Nombre de fichiers 6
  • Date de création 29 juin, 2020
  • Dernière mise à jour 29 juin, 2020
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