Une aide temporaire pour les locataires

En réponse aux nombreuses pertes d’emplois et aux diminutions de revenus engendrés par la crise de la COVID-19, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) a annoncé la possibilité pour les locataires de reporter le paiement de leur loyer. Ce nouveau règlement est en vigueur depuis le 9 avril 2020.
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Karine Lavoie
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

La ministre des Finances et de la Justice, Caroline Wawzonek, a confirmé, le 15 avril dernier, que le GTNO a promulgué le Règlement sur la location des locaux d’habitation (COVID-19). Ce nouveau règlement temporaire permet aux locataires de demander un report du paiement de leur loyer, advenant qu’ils aient subi une perte d’emploi ou une diminution de leurs revenus en lien avec la crise actuelle.

« La pandémie actuelle crée une situation sans précédent et nous savons qu’en conséquence, des gens seront incapables de payer leur loyer en entier à temps », explique la ministre. « Ce règlement temporaire leur permettra de conserver leur logement. » Il permet entre autres aux locataires de reporter le paiement de leur loyer sans toutefois les soustraire à leurs obligations, afin de leur donner le temps de respirer et de réfléchir à une façon de respecter leurs obligations financières sans la menace d’une expulsion.

Vives inquiétudes au sein de la population

Dans une publication Facebook du 11 avril, Kevin O’Reilly, député de Frame Lake, faisait l’annonce de ce nouveau règlement accompagné de la phrase : « Mieux vaut tard que jamais… » Rappelons que le même type d’annonce pour les locataires des logements subventionnés avait eu lieu au tout début de la crise par la Société d’habitation des Territoires du Nord-Ouest.

O’Reilly dit accueillir cette nouvelle de façon favorable, mais précise que beaucoup d’inquiétudes demeurent au sein de la population : « Quelques personnes m’ont contacté depuis le début de la crise. Les gens se posent beaucoup de questions au niveau financier tant pour le présent que pour le futur ».

En faisant référence à la Prestation canadienne d’urgence (PCU), M. O’Reilly précise que « le 2000 $ par mois n’est pas suffisant pour couvrir le loyer, la nourriture et tous les autres frais ». Il soulève également des questionnements reliés au fait que le paiement des loyers a seulement été reporté. « Les gens n’ont pas à se faire de soucis pour l’instant, mais auront à le faire dans le futur », précise-t-il.

Garder en tête les besoins du locateur

Pour se prévaloir d’un report, le locataire devra aviser par écrit son locateur en lui expliquant les raisons pour lesquelles il ne peut pas payer son loyer et devra également indiquer comment il pense s’y prendre pour le payer plus tard. Les loyers devront être payés lorsque la situation financière du locataire se sera rétablie ou lorsque la crise actuelle se sera atténuée puisque cela amènera, par le fait même, la révocation de ce règlement temporaire.

« Tous les locataires qui ont reporté leur loyer doivent garder à l’esprit que leur locateur est susceptible de faire face à des difficultés financières en raison du fait qu’il ne sera pas en mesure de percevoir un loyer pendant la pandémie », stipule Mark Aitken, sous-ministre adjoint au ministère de la Justice. « Il appartiendra au locateur et au locataire de déterminer un plan de remboursement approprié », conclut-t-il.

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Des photos sont disponibles sur demande : ijlterritoires@apf.ca

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  • Date de création 21 avril, 2020
  • Dernière mise à jour 21 avril, 2020
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