Un nouveau court métrage polyglotte prend son envol au Yukon

Le tournage du nouveau court métrage franco-tlingit de Paul Davis commencera le mardi 9 mars grâce à une subvention du Conseil des arts du Canada.
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Marie Mounier
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

14 ans après la sortie de son premier court métrage, -40°C, qui aura depuis fait le tour du monde, Paul Davis se lance dans la réalisation d’un nouveau format court intitulé : Le rouleau compresseur numérique contre la nordicité.

Un court métrage documentaire qui sera tourné par l’équipe de Nah Ho Production et financé grâce à une subvention du Conseil des arts du Canada. Monsieur Davis souhaite alors mettre en image l’impact du numérique sur la nature, en particulier sur l’espèce d’oiseaux migrateurs : les huards à collier.

Un film au résultat inattendu 

Entre documentaire et vision plus personnelle de la réalité, Paul Davis ne souhaite pas prématurément définir son film. « Un tournage, c’est une activité collective, il y a une contribution individuelle, mais aussi celle de l’équipe et je ne sais pas exactement où tout ça me mènera », confie le réalisateur.

Pour ce qui est du projet final, tout dépend du personnage principal du court métrage, le huard à collier. L’espèce est attendue comme vedette du film dès son retour au Yukon au printemps, mais, comme chaque année, son arrivée exacte dans le territoire demeure incertaine. Paul Davis a un plan B au cas où la migration n’aurait pas lieu : filmer l’arrivée des pygargues à tête blanche.

Un court métrage en français et en tlingit

Le réalisateur anglophone l’avoue fièrement, « le français est la langue qui me permet de faire des choses que je n’oserais pas faire en anglais ». Tout comme son premier court métrage, son second sera aussi francophone.

Francophile de longue date, Paul Davis a d’ailleurs pendant un temps travaillé en tant qu’enseignant suppléant à l’école Émilie-Tremblay. Il apprécie la communauté francophone du territoire, avec qui il espère pouvoir partager ce nouveau projet.

Pour ce qui est de la langue tlingit, elle sera parlée par les huards à collier et interprétée par Bessie Cooley, professeure de langue. Le cinéaste l’explique : « Tout comme le peuple tlingit qui s’est déplacé des côtes pour aller vers l’intérieur des terres, les huards migrent chaque année de la mer vers les terres ». Il souhaite ainsi recréer à l’écran le lien qui unit la culture autochtone à la nature.

Une subvention en soutien aux langues minoritaires

C’est en partie grâce à une subvention du Conseil des arts du Canada que Paul Davis peut réaliser son film. Après avoir budgétisé son projet, il a fait une demande auprès de l’organisme qui a par la suite été approuvée.

Grâce à la langue française et tlingit, son dossier a été retenu par le Conseil des arts du Canada, celui-ci soutenant fortement les projets réalisés en langue minoritaire.

Le réalisateur pourra principalement financer son équipe de tournage ainsi que le matériel nécessaire tel qu’un drone pour filmer des prises de vue aérienne du Yukon. Il ne lui reste maintenant plus qu’à espérer que la nature soit en faveur du numérique et lui permette de filmer son documentaire dans les meilleures conditions.

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Photos 1 et 2
Crédit : Marie Mounier
Légende
Paul Davis sera à nouveau à l’écran dans son nouveau film avec son vélo, fidèle compagnon lors de la production du court métrage -40°C.

Photo 3
Crédit : Photo fournie
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C’est lors d’une réunion avec le Front des réalisateurs indépendants du Canada, à Montréal, que Paul Davis dessine les premières planches du scénarimage de son futur court métrage.

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  • Date de création 11 mars, 2021
  • Dernière mise à jour 5 mars, 2021
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