Pour la semaine de relâche, il faudra attendre en avril

Les élèves et les membres du personnel éducatif devront prendre leur mal en patience : c’est du 12 au 16 avril 2021 qu’ils pourront profiter de la traditionnelle semaine de relâche cette année. Le gouvernement ontarien en a fait l’annonce plus tôt en février, question de décourager les vacanciers de se déplacer à l’intérieur de la province alors que les taux d’infection demeurent élevés. Déception, mais compréhension, sont au rendez-vous.

Rebecca Kwan — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

« Je suis déçu de cette décision, même si je suis heureux que la pause n'ait pas été complètement annulée », partage le député provincial libéral d’Orléans, Stephen Blais.

« Je pense que nous devons trouver un équilibre. Il est plus important que jamais que les élèves soient en classe pour apprendre et pour développer leurs compétences sociales, poursuit le politicien. Cela ne peut pas se faire au détriment des enseignants et du personnel éducatif qui ont travaillé sans relâche ces derniers mois pour assurer un retour en classe en toute sécurité et qui méritent une pause. »

À son avis, un épuisement chez le personnel enseignant, chez les familles, mais surtout, chez les étudiants, inquiète.

« Cette année a été incroyablement difficile pour eux, reconnaît-il. Bien que nous devons attendre un peu plus longtemps pour la pause de cette année, je continuerai à insister auprès des résidents d’Orléans pour qu’ils priorisent leur santé physique et mentale. »

Le représentant d’Orléans à Queen’s Park s’engage d’autant plus à continuer à militer pour limiter la taille des classes à 15 élèves, toujours dans le but de permettre une distanciation physique adéquate et sécuritaire dans les salles de classe.

Besoin d’un moment de répit

Quant à lui, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) dit comprendre les enjeux de santé publique ayant motivé cette annonce et respecter la décision du ministère de l’Éducation de l’Ontario.

« La semaine de relâche est bénéfique pour l’ensemble des membres de la communauté scolaire, tant les membres du personnel, que les élèves, surtout dans un contexte où la santé mentale est plus fragile en ces temps de pandémie », partage l’administration du CECCE.

« Je suis très sensible au fait que vos enfants ont tous besoin d’un moment de répit », prend le temps de mentionner par voie de communiqué aux parents le directeur de l’éducation et secrétaire-trésorier du Conseil, Marc Bertrand.

C'est justement le cas de l’étudiante de 8e année à l'École secondaire catholique Garneau, Myriam Leblanc, qui accueille la nouvelle avec déception, mais résignation.

« Je suis énormément déçue, mais au moins, il est repoussé, donc on aura notre congé plus tard, confie-t-elle en se disant très soulagée que la semaine de relâche n’ait pas tout simplement été annulée. On mérite tous une petite pause. Même si on ne peut pas voyager, ni rencontrer des gens, des fois, ça fait du bien de prendre du temps pour soi. » Passer du temps dehors, faire de la lecture, essayer des nouvelles recettes et faire de l’exercice comptent parmi ses recommandations pour s’occuper une fois le congé arrivé. « Je vais surtout prendre le temps de relaxer et d’éviter de penser à l’école ou à toute autre chose qui me ferait stresser », compte-t-elle faire pour sa part.

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Bas de vignette

Stephen Blais occupe le poste de député provincial d’Orléans depuis le 27 février 2020. (Crédit : Courtoisie Stephen Blais)

L'École secondaire catholique Garneau est située sur la rue Carrière, à Orléans. (Crédit : Rebecca Kwan)

Si tout se déroule comme prévu, c’est du 12 au 16 avril que les salles de classe seront vides. (Crédit : Rebecca Kwan)

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  • Date de création 22 février, 2021
  • Dernière mise à jour 22 février, 2021
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