Plus de compost pour moins de pollution

Les résidents de Whitehorse vivant dans des copropriétés feront plus de compost en 2020. Réduire à la fois sa production de déchets et son empreinte écologique est la manière la plus efficace de lutter contre le réchauffement climatique au Yukon.
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Julie Gillet
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

Après avoir rendu obligatoire la collecte des déchets organiques pour toutes les entreprises de restauration l’année dernière, la Ville de Whitehorse s’attaque désormais aux propriétés résidentielles à logements multiples. Plus de 2000 logements sont touchés par ce nouveau programme, qui débutera dès janvier dans la majeure partie de la ville, à l'exception de Riverdale et du centre-ville (qui rejoindront le programme respectivement en mars et juin).

Une belle avancée pour l’environnement, comme l’explique Katherine Sandiford, la coordinatrice environnementale de la Ville : « Lorsque les matières organiques sont mélangées aux ordures sur le site d'enfouissement, elles libèrent du méthane, un puissant gaz à effet de serre. Ce qui fait du site d’enfouissement de Whitehorse la principale source d’émission de gaz à effet de serre à Whitehorse, bien avant les transports ou les industries. Trier ses déchets est donc le moyen le plus simple, le plus efficace et le plus sûr de lutter contre le réchauffement climatique dans le Yukon, et ce sans devoir changer radicalement son mode de vie ».

Trier ses déchets organiques permet également de prolonger la durée de vie du site d’enfouissement ainsi que de recycler des matériaux précieux et de produire du compost de jardin de haute qualité. Un enjeu majeur dans le Nord, où la terre est une denrée rare. « Avec le compost produit au centre de recyclage, n’importe qui peut commencer un jardin et faire pousser ses légumes : c’est du prêt à l’emploi, souligne Katherine Sandiford. Un an et demi après avoir atterri dans votre bac à compost, vos déchets organiques sont prêts à vous fournir de la nourriture à nouveau, c’est magique, non ? ». Des légumes et des plantes qui ne devront pas être importés, ce qui réduit encore davantage l’empreinte écologique de la ville. « C’est un double avantage : en compostant, nous réduisons nos émissions de gaz à effet de serre dans le site d’enfouissement, mais également sur nos routes », ajoute la responsable environnementale.

Pour accompagner les citoyens de Whitehorse lors de cette transition, la Ville a mis en place une vaste campagne d’information. Des autocollants et des affiches dans les deux langues nationales sont distribués. « Nous voulons rendre le compostage le plus facile possible », insiste Sandiford. Une application, « What Goes Where », a également vu le jour afin d’aider les personnes à trier correctement. « L’erreur la plus courante, ce sont les gobelets de café : ils ne vont pas tous dans les déchets organiques. Il faut regarder si le logo “biodégradable” est bien présent ».

Aujourd’hui, plus de 43% des déchets sont détournés du site d’enfouissement grâce au tri des déchets organiques. L’objectif de la Ville est d’arriver à 50% en 2020.

Tous les détails pratiques sont disponibles sur le site de la Ville de Whitehorse : whitehorse.ca/businesswaste

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Crédit : Julie Gillet
Légende
Whitehorse est à la pointe de la gestion des déchets organiques depuis plus d'une décennie.

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  • Date de création 21 janvier, 2020
  • Dernière mise à jour 29 janvier, 2020
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