Ontario: le NPD outré par le dépistage privé

L’opposition officielle à Queen’s Park n’en revient pas que le premier ministre Doug Ford soit d’accord avec la possibilité de payer pour obtenir un dépistage plus rapide en Ontario.
ÉMILIE PELLETIER
Initiative de journalisme local — Le Droit

Alors que des familles ontariennes doivent souvent attendre plusieurs heures pour recevoir un test de dépistage de la COVID-19 et que d’autres doivent retourner chez eux bredouille en raison des problèmes de capacité, des compagnies privées permettent aux plus nantis de débourser jusqu’à 400$ pour recevoir un test plus rapidement.

« Le dépistage privé à but lucratif gruge les familles et permet à ceux qui ont les poches profondes de sauter la file d’attente », a indiqué la vice cheffe du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario Sara Singh, lors de la période de questions en Chambre, mardi.

Questionné quelques heures plus tard à propos de cette pratique, le premier ministre ontarien Doug Ford a répondu qu’il ne s’y oppose pas, soulignant que nous vivons dans « une société de marché libre ».

Cette réponse en a offusqué plus d’un au sein de l’opposition officielle.

« Le premier ministre pense-t-il sérieusement que les familles devraient payer jusqu’à 400$ pour recevoir un test ? », a au lendemain demandé la députée du NPD Catherine Fife.

Sans répondre à la question de la députée, le Leader parlementaire Paul Calandra a affirmé, au nom de Doug Ford, que la plupart des problèmes au sein du système de la santé en Ontario ont été causés par le gouvernement libéral précédent et que c’est un gouvernement conservateur qui a introduit la « médecine sociale » dans la province.

M. Calandra s’est également dit fier que l’Ontario soit l’une des juridictions les plus sécuritaires en Amérique du Nord.

Des problèmes récurrents dans les centres de dépistage

Depuis la rentrée scolaire en Ontario, les centres de dépistage sont sursaturés. Selon les partis d’opposition à l’Assemblée législative, le gouvernement Ford aurait dû s’y attendre et mieux s’y préparer.

La semaine dernière, la ministre de la Santé Christine Elliott a affirmé que son gouvernement s’était préparé à une telle éventualité, mais elle a admis qu’elle ne s’attendait pas à ce que le problème des longues files d’attente soit aussi important et persistent.

Grâce au nouveau programme de dépistage de personnes asymptomatiques en pharmacies annoncé mercredi, l’Ontario vise les 50 000 tests quotidiens d’ici la fin de l’automne.

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  • Date de création 23 septembre, 2020
  • Dernière mise à jour 23 septembre, 2020
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