Nouveaux défis pour les femmes nouvellement arrivées dans la province et leurs familles

Pandémie oblige, la célébration de la Journée internationale des femmes prendra une tout autre allure à Terre-Neuve-et-Labrador. «D’habitude, on organise toujours des événements pour célébrer cette journée. Cette année, c’est différent», explique Kaberi Sarma-Debnath.

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Coline Tisserand

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

Kaberi Sarma-Debnath est la directrice générale de l’organisation des femmes multiculturelles de la province, la Multicultural Women’s Organization of Newfoundland and Labrador (MWONL). Depuis 1982, cette organisation à but non lucratif offre des services culturellement appropriés aux femmes qui ont immigré dans la province. Le but est de faciliter l’intégration de ces nouvelles arrivantes et de leur famille dans la communauté. Connexion, appartenance et participation à la communauté sont trois objectifs au centre de la mission de l’association.

«La COVID-19 a impacté socialement, psychologiquement et économiquement les femmes et leurs familles qui bénéficient de nos services. Ces personnes viennent d’autres pays où la culture et la langue sont différentes d’ici. Depuis mars, nous avons changé la façon d’offrir nos services», déclare la directrice dans un communiqué de presse.

Les nombreux programmes et ressources offertes sur place, tels que les rencontres de conversation en anglais, le counseling, les activités artistiques, ou encore les services de traduction, sont effet d’un grand soutien aux femmes migrantes et à leurs familles. Les diverses rencontres permettent de les impliquer, les valoriser et créent des occasions de réseauter et de partager ses expériences de vie pas toujours faciles dans ce nouvel environnement.

L’équipe de la MWONL est en mode virtuel depuis avril 2020 afin de continuer à offrir des séances pour divers programmes. Cependant, la technologie peut être une barrière pour les participants qui assistent normalement aux rencontres en présentiel.

«Le passage au virtuel est difficile pour certains participants qui n’ont pas accès à un ordinateur ou d’autres technologies, notamment les aîné(e)s et les femmes qui ne maîtrisent pas bien la technologie», explique Kaberi Sarma-Debnath. Problème d’accès internet, barrière de la langue ou absence de garderies pour les enfants sont autant d’obstacles auxquels font face certaines femmes pour accéder aux ressources en ligne.

Cependant, la directrice indique que, grâce au soutien de l’équipe, plus de femmes réussissent à rejoindre les activités virtuelles. L’association a cherché à s’adapter aux nouveaux besoins induits par la pandémie. Le besoin de plus d’activités physiques ou reliées aux arts, et de soutien en santé mentale afin de réduire le stress, l’isolement social en ces temps de pandémie a été soulevé par les membres.

L’organisme a donc mis en place des séances de yoga et relaxation, des classes d’arts pour les enfants et les adultes, un programme de jeu créatif et actif, ainsi qu’une session mensuelle «Cuisiner équilibré». Toutes ces rencontres virtuelles sont de plus en plus populaires parmi les membres, malgré des défis associés à la maîtrise de la plateforme Zoom.

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  • Date de création 4 mars, 2021
  • Dernière mise à jour 4 mars, 2021
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