Mois de l’histoire des Noirs : un récapitulatif

Retour sur la réussite et l’inclusivité des activités culturelles organisées tout au long du mois de février à Iqaluit par la Nunavut Black History Society (NBHS).
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Alexandre Michaud
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

Durant tout le mois de février, on a célébré la culture et l’histoire africaine et caribéenne partout au Canada. C’est aussi le cas au Nunavut, qui compte un peu plus de 300 personnes s’identifiant comme minorité visible noire, selon le dernier recensement de 2016. Représentant moins d’un pourcent de la population d’Iqaluit, la communauté noire a bien été célébrée grâce aux efforts de la NBHS.

Une célébration pour tous

Cette année, la célébration nationale avait pour thème « Canadiens d’ascendance africaine : « Guidés par le passé, marchons vers l’avenir ». David Joanasie, ministre de la Culture et du Patrimoine, a annoncé lors de la cérémonie d’ouverture que « [ce] thème se met bien en parallèle avec l’Inuit Qaujimajatuqangit, le savoir inuit, transmis à travers les siècles et qui nous guide encore aujourd’hui ». Le Mois de l’histoire des noirs coïncidait d’ailleurs avec le Mois de la langue inuite.

La communauté inuite a aussi été grandement impliquée dans les activités organisées par la NBHS. Les cérémonies d’ouverture et de fermeture ont toutes les deux été lancées en allumant des qulliit, lampes à l’huile traditionnelles autrefois très importantes pour la survie des Inuits dans les périodes de grand froid. Aujourd’hui utilisées à des fins cérémoniales pour préserver et honorer la culture inuite, elles rappellent le passé inuit et apportent chance et bonheur.

Durant une semaine, les membres de l’organisation Axé Capoeira ont également fait le tour de toutes les écoles à Iqaluit afin d’initier les jeunes inuits à cet art martial brésilien. Plusieurs de ces jeunes ont fait une démonstration de ce qu’ils ont appris lors de la cérémonie de fermeture.

Sous le thème de l’afro-Brésil

Pour faire honneur au thème national du Mois de l’histoire des Noirs, la NBHS s’est inspirée de Marielle Franco, activiste et politicienne afro-brésilienne assassinée en 2018, dans sa planification des activités culturelles à Iqaluit. « L’organisme, lors de nos autres célébrations, s’est concentré sur l’histoire, le passé lointain », explique Stephanie Bernard, présidente de la NBHS. « Cette année, nous étions concentrés sur l’histoire contemporaine, l’histoire qui s’est déroulée récemment ».

À cet effet, la thématique afro-brésilienne était présente dans toutes les activités au courant du mois. Des cours de samba, une fête Mardi-Gras, un spectacle d’humour, des soirées cinéma et la visite du groupe Axé Capoeira sont venus réchauffer le froid mois de février. Tout cela a été le résultat de six mois de préparatifs et l’implication de 55 bénévoles, tient à préciser Bernard qui est aussi supervisée par le conseil d’administration de la NBHS, composé de 18 membres.

« Je suis tellement contente. Ça a été astronomique ! », commente-t-elle au sujet de l’impact de l’évènement. Satisfaite de la tournure des activités, Bernard sent déjà la pression pour l’année prochaine. « Nous ne savons pas [encore] ce que nous allons faire pour l’année prochaine. Mais nous savons que ça devra être épique ». Pour l’équipe d’organisation de la NBHS, il est maintenant l’heure de préparer un compte-rendu du mois et de faire la rédaction des rapports.

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Des photos sont disponibles sur demande : ijlterritoires@gmail.com

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  • Date de création 6 mars, 2020
  • Dernière mise à jour 10 mars, 2020
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