Les élections des conseils d’éducation sont aussi importantes 

Après neuf années au conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud, Gilles Cormier, de Saint-André-LeBlanc, ne posera pas sa candidature pour un troisième mandat. Les élections prévues en mai dernier avaient été annulées à cause de la pandémie et les mandats des conseillers avaient été prolongés d’une année.

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

«Étant un grand partisan du renouvellement périodique dans les conseils d’administration, je cède ma place à de nouvelles idées et à de nouvelles énergies», souligne Gilles Cormier. Il encourage toute personne qui a le souci et l’intérêt de voir le système d’éducation continuer à évoluer et à s’améliorer dans la province de bien vouloir considérer poser sa candidature aux prochaines élections du 10 mai 2021.

L’élection des conseils d’éducation se déroule en même temps que l’élection municipale, celle-ci étant davantage en évidence pour les électeurs et électrices. «C’est souvent rendu au bureau de scrutin que les gens l’apprennent alors qu’on leur demande s’ils veulent voter pour le district francophone ou anglophone», explique M. Cormier, et c’est la même chose pour les deux réseaux de santé. Selon lui, il y a quatre ou cinq scénarios de votes possibles et il faut sensibiliser les électeurs à en faire la demande avant que l’employé pense à poser la question.

Il ajoute qu’il est important de parler du rôle et de l’importance des conseils d’éducation pour les communautés francophones, car, selon lui, on n’en discute pas assez. Pour lui, il faut s’intéresser et poser sa candidature parce que c’est de cette façon qu’on participe à la gestion des écoles pour assurer la survie de la communauté francophone. Selon lui, il faut laisser savoir aux gens que cette élection a lieu et que les candidats et candidates font leur promotion pour sensibiliser plus d’électeurs.

«C’est important d’avoir une élection, dit-il, avec des candidats et candidates pour tous les postes et il faut plus de postes contestés afin d’avoir un véritable exercice démocratique.» C’est la province qui pourvoit les postes vacants. Lors de la dernière élection, en 2016, sur les 27 postes disponibles, neuf postes avaient plus d’un candidat, 16 ont été élus sans opposition et deux sont restés vacants.

Il se dit prêt à répondre à toute question concernant le processus de candidature ainsi que le travail qu’exige ce poste. Les membres du conseil reçoivent une rémunération de 3 000 $ par année, alors que la présidence en reçoit une de 6 000 $ par année. Il y a également une allocation pour les frais de déplacement. Les mises en candidature pour les postes à combler dans les trois districts scolaires francophones se dérouleront du 20 mars au 8 avril.

Gilles Cormier est le représentant du sous-district 4 qui comprend les écoles Donat-Robichaud, Mgr-François-Bourgeois, Père Edgar-T.-LeBlanc, Grande-Digue et Louis-J.-Robichaud. Il a été très actif au sein de sa région en faisant le lien avec les écoles, en participant aux différentes activités, aux rencontres de parents. Il souligne que ça lui a permis de connaître les gens de Grande-Digue et de Cap-Pelé. Il partageait régulièrement sur ses médias sociaux tout ce qui se passait dans les écoles de son sous-district, et au district scolaire. Il ne manquait pas l’occasion de féliciter ceux et celles qui réalisaient de beaux projets.

Sa plus grande déception aura été l’abandon par le gouvernement actuel du projet de modernisation mi-vie à l’école Louis-J.-Robichaud de Shédiac, dont les rénovations avaient débuté à l’été 2017. «C’est comme commencer à bâtir une école neuve et décider de ne pas la finir», ajoute-t-il. Certaines des classes qui ont été démolies n’ont pas été refaites. Le district devait y aménager des bureaux afin de quitter ses locaux actuels qui ne répondent plus aux besoins.

«Le ministère nous demande de définir nos priorités au niveau des infrastructures et de faire un plan budgétaire, mais finalement, ils ne nous donnent ce qu’ils veulent et il faut vivre avec», poursuit-il.

Ayant été conseiller de la Communauté rurale Beaubassin-est, il juge que ce travail au conseil d’éducation est aussi important, car il est consacré aux jeunes, au futur et à l’éducation. L’année au mandat de conseiller ajoutée en raison du report des élections l’an dernier a été intéressante, quoique difficile, avec de belles surprises et de beaux projets dans les écoles.

Finalement, M. Cormier est d’avis que les jeunes qui passent à travers cette période de pandémie seront équipés pour faire face à toutes sortes de défis et de changements avec plus d’imagination et un esprit critique dans une société toujours en évolution.

Pour tous les détails concernant le rôle des conseillers et conseillères d’éducation de district et sur l’élection scolaire, on peut consulter le site de la Fédération des conseils d’éducation du N.-B. au fcenb.ca.

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Photo : Gilles Cormier

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  • Date de création 8 février, 2021
  • Dernière mise à jour 8 février, 2021
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