Les centres communautaires tirent leur épingle du jeu en temps de pandémie

Malgré la pandémie de la COVID-19, Notre Centre de Grande-Digue a fini l’année avec un surplus de revenus sur les dépenses.  C’est ce qu’il a été possible d’apprendre lors de la récente assemblée générale annuelle de l’organisme à laquelle assistaient 27 personnes.

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

«En cette année peu ordinaire, c’est mieux de finir dans le noir que dans le rouge», lance Michel Poirier, le gérant bénévole du centre. «Nous avons cependant terminé le projet de rénovation de notre cuisine, mais nous ne prévoyons aucun projet pour l’année 2021.»

Le conseil d’administration ne peut prévoir quelle sera la situation l’an prochain; des fonds seront placés en réserve pour les opérations jusqu'au retour à la normale. Plusieurs activités annulées depuis mars dernier étaient au profit du centre et ces revenus servaient à financer les activités quotidiennes ainsi qu’à garnir une réserve sur laquelle on compte pour réaliser des projets importants. La toiture du centre doit être remplacée un jour au coût de 80 000 $ à 100 000 $ et il faudra refaire l’asphaltage, ce qui coûtera environ 100 000 $.

«Il ne faut pas oublier que les dépenses comme l’électricité, les assurances, le téléphone, le système de sécurité et les vidanges ne prennent pas de pause», souligne M. Poirier. Ce dernier a évalué des services téléphoniques pour savoir s’ils étaient tous nécessaires et il a négocié une nouvelle option qui fera économiser 50 $ par mois. «Ça représente 600 $ d’économies pour l’année et nous avons aussi reçu un rabais de 199 $ de notre compagnie d’assurances. Toute économie est bonne pour nous.»

Avec ce qu’ils ont économisé en éteignant tous les appareils électriques non nécessaires et le beau temps, le centre a généré assez de revenus pour couvrir les dépenses. Les élections provinciales de l’été dernier ont aussi occasionné des revenus pour le centre.

«Les activités au centre varient selon si nous sommes en zone jaune ou orange», ajoute M. Poirier.  Plusieurs activités ont lieu en période jaune, tandis qu’on doit les mettre sur pause lorsque l’on tombe en orange. Cela complique la planification et, bien entendu, l’absence d’activités représente un manque à gagner. «Toutes nos activités du temps des Fêtes ont été annulées et nous n’avons même pas décoré le centre», renchérit M. Poirier. En respectant les consignes de la Santé publique, une vente hebdomadaire de tartes à la viande (pâtés) et les commandes ont dépassé ses espérances. On ne prend plus de commandes.

Le conseil d’administration pour la prochaine année sera composé d’Aurèle Babineau, président; Diane Gallant, vice-présidente; Justin Vautour, trésorier; Robert Babineau, secrétaire; Olia LeBlanc et Angela Léger, conseillères; Louis Boudreau, Justin Bourgeois et Neil LeBlanc, conseillers; Alfred Goguen, représentant pastoral. Ce sont les mêmes membres sortants qui étaient admissibles à un autre mandat de trois ans. Trois mandats de trois ans peuvent être effectués au conseil. Michel Poirier est le gérant de centre et Greg Clements est son adjoint.

Centre Saint-André-LeBlanc

Planification et annulation font partie des activités les plus populaires à l’agenda de Lise Cormier, la présidente du Centre Saint-André-LeBlanc. «Nous avons repris certaines activités comme le bingo, lorsque nous sommes entrés dans la phase jaune, dit-elle, en respectant toutes les directives de la Santé publique provinciale.» Puis, en phase orange, elles doivent être annulées car le nombre de 50 personnes permises ne rendrait pas l’activité rentable, puisqu’on doit compter les bénévoles.

Deux déjeuners de beignets pour emporter ont été organisés, ce qui a rapporté un petit profit. Un autre aura lieu dimanche prochain. Lise Cormier aurait aimé commencer à offrir des déjeuners, mais le réchaud est brisé et on attend la pièce de rechange. Un dernier bingo de l’année, le bingo de Noël, aura lieu vendredi. Des sessions de danse-exercice et de yoga qui ont lieu  une fois par semaine avec moins de participant.e.s.

«Et tout, les réservations que nous avions pour le temps des Fêtes ont été annulées, poursuit-elle, c’est habituellement un bon temps de l’année pour faire des revenus pour le centre, mais cette année ce sera zéro dollar.» Une soirée de peinture a récemment été organisée au profit du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour Inc. «Et nous avons ouvert le bar pour la première fois depuis février», explique-t-elle.

Tout comme Notre Centre, il est possible de couvrir les dépenses car on peut compter sur une réserve. Un crédit d’assurance, le beau temps et des factures d’électricité réduites aident aussi. C’est en janvier que la facture de 5 000 $ pour l’assurance doit être payée. Lise Cormier était surprise de recevoir une lettre de la compagnie d’assurance, mais heureuse de constater qu’elle contenait un crédit.

Madame Cormier est satisfaite d’avoir pu compter sur deux étudiant.e.s cet été. Ils ont pu travailler au niveau de l’entretien et de l’organisation, ce qui lui a épargné quatre mois de salaires qui auraient dû être déboursés pour embaucher quelqu’un. Une douche a été installée grâce à des fonds de la municipalité..

Lise Cormier espère bien pouvoir recommencer les déjeuners bimensuels et le bingo de façon régulière en janvier, si la région alterne encore entre le jaune et l’orange.

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Photos :

Souper de Noël : Les activités de Noël, comme ce souper de l’an dernier, ont toutes été annulées à Notre Centre de Grande-Digue. (Gracieuseté)

Bingo :Marie-Josée Boudreau est toujours prête à aider pour le bingo au Centre Saint-André-LeBlanc. (Gracieuseté)

 

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  • Date de création 7 décembre, 2020
  • Dernière mise à jour 7 décembre, 2020
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