Le service de traduction fonctionne à plein régime

Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire le 16 mars à l’Île-du-Prince-Édouard, la qualité de la communication avec le public est primordiale pour assurer la sécurité de tous. Cela inclut le service de traduction du gouvernement provincial.

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Jacinthe Laforest

Initiative de journalisme local - APF - Atlantique

«Notre service de traduction fonctionne pratiquement 24 heures sur 24. Par chance, nous n’avons pas reçu de demandes en plein milieu de la nuit, mais certainement jusqu’à très tard le soir», confirme Aubrey Cormier, directeur du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones.

Le volume de documents et déclarations à traduire dépasse de loin le volume habituel. «Nous avons au moins 30 documents de différentes longueurs à traduire chaque jour, avec du vocabulaire technique très précis. Nos traductrices sont très consciencieuses et font un travail remarquable», enchaîne-t-il.

Placé dans la catégorie des services essentiels, le service de traduction est maintenu et doit même faire appel à plusieurs pigistes, tous des provinces voisines, pour faire face au volume.

«Nos quatre traductrices travaillent à temps plein, et plus. La première semaine surtout a été très éprouvante. C’était le congé du mois de mars et deux de nos traductrices étaient en vacances. Maintenant, le volume s’est stabilisé et la nouvelle routine s’est installée», confirme Aubrey Cormier.

Les employées en télétravail

Tout en maintenant leurs standards professionnels, les traductrices sont elles aussi confrontées à la situation environnante, et aux mêmes consignes que tout le monde, avec le stress et l’anxiété que cela peut générer.

Le travail se fait de la maison. Une seule personne entre au bureau de temps à autre pour vérifier que le système de gestion des demandes de traduction fonctionne bien.

«Nous avons un logiciel qui gère les demandes de traduction, avec notre propre serveur. Par chance, notre serveur est l’un des seuls de la province qui n’a pas été touché par le logiciel malveillant détecté le 23 février. Plusieurs serveurs de la province ont été touchés et des départements entiers ont fonctionné au ralenti plusieurs jours, pendant qu’on prenait les mesures pour tout sécuriser. Nous n’avons rien perdu et avons pu maintenir notre travail», se réjouit le directeur.

Il va sans dire que le Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones tourne plus lentement ces temps-ci. «Nous étions sur le point d’annoncer de nouveaux services désignés… Ça va prendre un peu plus de temps», conclut Aubrey Cormier.

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  • Date de création 27 mars, 2020
  • Dernière mise à jour 27 mars, 2020
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