IJL - Ouest

Le numérique : une planche de salut pour les entreprises

Au moment où la deuxième vague de la COVID 19 déferle, les entrepreneurs peuvent voir dans le numérique une planche de salut pour garder la tête hors de l’eau voire pour continuer de tisser des liens avec leur clientèle.

André Magny

Initiative de journalisme local – APF - Ouest

C’est un peu le sens du message que lançait un webinaire proposé par la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface (CCFSB), le 29 octobre dernier, en concertation avec le World Trade Centre de Winnipeg et le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM). Un message applicable toutefois autant pour des entrepreneurs d’Edmonton que dans la vallée de l’Okanagan ou de Saskatoon.

Qu’on soit fleuriste, qu’on offre des services bancaires ou qu’on soit un organisme communautaire, qu’est-ce que le passage au numérique apporte de plus ? Pour le responsable des communications et du marketing au Centre culturel franco-manitobain (CCFM), Maxime Silberstein, c’est très clair. « Le numérique permet vraiment de cibler sa clientèle », dit-il. Selon lui, les entrepreneurs francophones ont tout intérêt à l’utiliser. Le commerce en ligne permet d’avoir de façon plus rapide de nombreuses informations sur la clientèle que le commerce traditionnel ne peut pas, comme la provenance, la tranche d’âge, le degré de satisfaction.

Créer des liens

La pandémie vous empêche de voir autant vos clients que vous le souhaiteriez ?  Vous habitez une région où les déplacements en auto ne sont pas trop laborieux ? Le gestionnaire de Prism Kombucha, une entreprise spécialisée dans la vente de boissons à base de thés, Nicolas Audette, raconte que tout en gardant la distanciation sociale, il est possible d’aller livrer directement chez le consommateur la commande datant simplement de quelques heures plus tôt. Ça permet de faire d’une pierre deux coups : de montrer la rapidité des livraisons et de tisser des liens avec la clientèle. C’est ce que Nicolas Audette appelle « les bonnes pratiques du commerce en ligne ».

Les entrepreneurs réunis lors du webinaire ont aussi mentionné que le commerce en ligne, l’utilisation du numérique permettait aussi d’axer sur le concept d’achat local, même à travers de grandes plateformes numériques, mais il faut être créatif.

Persévérer

La cofondatrice de Deux cocottes Pop Up Flower Shop, Liliane Lavack, estime qu’il faut diversifier l’impact d’une entreprise sur le Net : envoyer des photos des produits qu’on veut mousser, utiliser Instagram, avoir une page Facebook dynamique et au besoin élaborer des rencontres virtuelles comme avec Facetime. « Tout cela fait en sorte qu’on crée de la confiance même sur le numérique », explique-t-elle.

L’utilisation de Twitter ou de TikTok par les temps qui courent n’est pas non plus une panacée. Certains restaurateurs, en dépit des commandes pour emporter, trouvent le temps long.

Malgré tout, il ne faut pas avoir peur d’aller demander de l’aide lorsqu’on est moins habitué avec les nouvelles technologies de ce monde qui peuvent aider, si on se fie à l’ensemble des panélistes réunis lors du webinaire. Certains outils existent. Le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada), présent dans chacune des provinces de l’Ouest, en est un. Le RDÉE permet d’y voir plus clair. C’est le cas notamment en Colombie-Britannique où la directrice des opérations de la Société de développement économique de la Colombie-Britannique (SDECB), Mylène Letellier, annonce l’embauche d’une nouvelle ressource qui sera disponible jusqu’en mars 2021 pour appuyer les entrepreneurs à développer leur présence en ligne.

De plus, moyennant un taux horaire de 110 $ pour les compagnies à l’extérieur du Manitoba, les entreprises peuvent aussi soumettre une demande de recherche pour une étude de marché, par exemple, directement dans le site Web du World Trade Centre de Winnipeg dont l’expertise n’est pas à négliger.

Communiquer en temps de pandémie

Reste que la COVID 19 n’est pas toujours de tout repos. En tant qu’entrepreneur, il faut faire preuve de transparence dans nos communications, selon la vice-présidente, marketing et communications de Caisse Groupe Financier, Sylvie Laurencelle-Vermette. D’après elle, un heureux mélange de médias traditionnels, comme les journaux ou la télé, uni au numérique permet de mieux contacter sa clientèle pour les prévenir de ce qu’entraîne la pandémie au sein de notre entreprise. La transparence est de mise.

Communiquer en temps de crise, c’est « se préparer des messages clés », d’après Mme Laurencelle-Vermette. Des messages dans lesquels on va se montrer humain, car « on veut montrer qu’on prend soin de notre monde, c’est primordial », conclut-elle.

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Bas de vignette :

Le message du webinaire organisé par la Chambre de commerce francophone de Saint-Boniface était clair : « Plus que jamais utilisons le numérique ! »

Crédit : gracieuseté de la CCFSB

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  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 2 novembre, 2020
  • Dernière mise à jour 4 novembre, 2020
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