IJL - Ouest

Le défi de l’élargissement de l’espace francophone en Colombie-Britannique

Après sept mois d’incertitude dans huit communautés scolaires rurales de la Colombie-Britannique à la suite du jugement de la Cour suprême du Canada, le Conseil scolaire francophone (CSF) vient d’annoncer la création d’un poste pour assurer le succès de la transition de ses écoles hétérogènes, ou bilingues, vers la structure homogène.

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Marie-Paule Berthiaume

Initiative de journalisme local – APF - Ouest

 

Le nouveau directeur de l’Élargissement de l’espace francophone par intérim, Éric Leclerc, travaille à la direction d’écoles hétérogènes et homogènes pour le Conseil scolaire francophone (CSF) depuis sa création il y a 25 ans. De plus, il possède une expérience en milieu rural. Il se décrit comme un guide qui veillera à ce que le CSF, en partenariat avec ses huit communautés scolaires, «conserve ses acquis et agrandisse l’espace francophone […] tout en tenant compte des spécificités de chaque milieu».

Selon des données partagées par le CSF, le pourcentage des cours en français dans ses écoles hétérogènes oscille entre 13 % et 63 %. «L’objectif est que le jeune vive une expérience francophone dans une école de langue française. Pour l’instant, certains enfants ont seulement un ou deux cours en français alors que le mandat du CSF est d’offrir 100 % des cours en français […] mais dans certains cas où les communautés sont petites, c’est bien entendu qu’on reste ouvert à démontrer une flexibilité pour travailler avec nos collègues anglophones sur certains cours spécifiques par exemple», explique Éric Leclerc.

L’appui de la province

Il affirme que le gouvernement provincial se montre collaboratif envers le CSF et prêt à offrir une éducation équivalente en français aux ayants droit de la province. «On a une très bonne relation avec les gens du gouvernement qui travaillent avec nous au niveau opérationnel. On a même des alliés francophones qui nous aident au ministère, ce qu’on n’avait pas avant. Comme c’est complexe, ils essaient de comprendre le jugement pour réaliser ce que la Cour a demandé. Nous travaillons ensemble sur chaque dossier de transition séparément, un travail de longue haleine qui dépend des opportunités.»

Les prochaines étapes

Éric Leclerc compte finaliser la planification pédagogique 2021-2022 des huit écoles avant les vacances du printemps. Pour ce faire, il sera entouré de petits groupes de travail composés d’un élève, d’un employé administratif, d’un employé de soutien, d’un enseignant, de la direction et de la présidence de l’association de parents. Comme annoncé lors de la dernière réunion du conseil d’administration (CA) du CSF, le statu quo sera encouragé pour l’an prochain.

En mai prochain, Éric Leclerc se réunira à nouveau avec ces groupes de travail pour discuter de l’espace francophone, un élément essentiel à l’épanouissement des jeunes francophones. «Nous allons également discuter de la programmation pédagogique pour 2022-2025. Peut-être dans quelques années, ces communautés auront-elles accès à des cours de métier ou même au baccalauréat international (IB)?» suggère-t-il.

Le CA du CSF a mandaté Éric Leclerc pour présenter les besoins identitaires culturels et pédagogiques de l’ensemble de ses communautés-école en décembre prochain. Suite à l’approbation des besoins par le CA, le CSF approchera le ministère de l’Éducation pour discuter de la mise en œuvre des changements envisagés. Le CSF est le seul conseil scolaire francophone de la province.

 

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  • Date de création 5 mars, 2021
  • Dernière mise à jour 22 mars, 2021
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