Le cinéma francophone rayonne à Kingston

Le coup d’envoi de la 20e édition du Festival du film canadien de Kingston a été donné le mercredi 11 mars, avec en tête d’affiche un film francophone : Antigone, de la cinéaste montréalaise Sophie Deraspe. Survol de ce festival qui a pour but de promouvoir et de faire rayonner le talent d’ici, dans les deux langues officielles du Canada!

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Mireille Bergeron — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

Le Festival du film canadien de Kingston (FFCK) est un organisme culturel à but non lucratif qui a vu le jour en 2001. Sa mission est de faire connaître et apprécier le cinéma canadien dans le cadre d’un festival, tout en mettant en valeur diverses salles de spectacle du centre-ville historique de Kingston.

En plus des films, l’expérience des festivaliers est enrichie par l’ajout de périodes de questions, de rencontres avec les cinéastes ou les acteurs, d’ateliers, d’expositions et de performances musicales.

Le FFCK est le plus grand festival de films consacré uniquement au cinéma canadien. C’est un événement rassembleur attendu par les cinéphiles chaque année. Pour les francophones de la région, le FFCK, «c’est génial!» assure Martine Thivierge-Bournival, qui essaie d’y assister chaque année.

Et des films sont présentés en français?

«Oui, bien sûr! De plus, presque tous les films francophones ont été présentés à guichets fermés l’an dernier et le film francophone 1991 est arrivé en 2e position pour le prix du public. Les films en français sont populaires et très appréciés», confirme Megan Sirett, directrice adjointe du FFCK.

Cette année, huit films sont présentés en français et deux représentations sont prévues pour chaque film. Il pleuvait des oiseaux et Menteur affichaient déjà complet avant l’ouverture du festival, qui devait avoir lieu du 11 au 15 mars.

Le jeudi 12 mars, les organisateurs ont cependant annoncé que le reste du festival était annulé en raison de la propagation du virus COVID-19. «Bien que nous reconnaissions qu’il n’y a aucun cas de COVID-19 dans notre communauté, par excès de prudence, le FFCK a pris la décision difficile d’annuler le reste du festival. Des remboursements seront offerts», peut-on lire sur le site web et la page Facebook du FFCK.

L’Association canadienne-française de l’Ontario Mille-Îles (ACFOMI) est le fier commanditaire de tous les films francophones cette année. «Comme francophones à Kingston, on n’a pas accès au cinéma en français, sauf pendant le FFCK. C’est vraiment une manière extraordinaire d’ouvrir la culture francophone à la communauté anglophone [les films francophones étant sous-titrés en anglais]», confie Michèle Dubois, directrice générale de l’ACFOMI.

L’importance du cinéma francophone

«Le cinéma francophone, en particulier les films du Québec, fait partie intégrante des films à l’affiche et la programmation du festival ne serait tout simplement pas la même sans eux. Ces films représentent la crème du cinéma canadien et comptent parmi les meilleurs films de l’année», certifie Megan Sirett.

«Le FFCK, c’est une opportunité pour la communauté de se rassembler et de connecter avec le cinéma francophone dans un environnement de festival, différent de toute autre expérience cinématographique», ajoute la directrice adjointe.

Pour la communauté francophone, c’est une occasion de se rassembler et de célébrer sa langue et sa culture entre francophones, mais aussi avec l’ensemble de la communauté locale.

Michèle Dubois rappelle que c’est une fierté d’être capable de partager un bon film francophone avec un conjoint ou un ami anglophone grâce au sous-titrage. C’est aussi une occasion en or pour les francophones de rencontrer les cinéastes et les acteurs francophones dans un environnement décontracté et accessible à tous.

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Des photos sont disponibles sur demande : ijlontario@gmail.com.

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  • Date de création 13 mars, 2020
  • Dernière mise à jour 13 mars, 2020
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