L’apprentissage scolaire en temps de pandémie se poursuit pour les élèves

Comme un peu partout, les élèves de la 3e et 5e année qui fréquentent l’école Le Marais de Dieppe vivent une année pas comme les autres. Mais le personnel fait tout ce qui est possible pour que les jeunes puissent bénéficier d’une expérience d’apprentissage aussi exceptionnelle que les années précédentes. 

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Normand A. Léger

Initiative de journalisme local – AFP – Atlantique

La directrice de l’école, Christina Delaney, ainsi que la directrice adjointe, Diane Laplante, se veulent rassurantes : les élèves sont bel et bien en sécurité dans cette nouvelle école qui compte 260 élèves et 31 membres du personnel. Des employés ont été rajoutés afin de respecter les normes sanitaires imposées par le gouvernement entourant la pandémie de COVID-19.

«Il n’y a pas une grande différence entre notre école aujourd’hui comparativement à celle d’avant la pandémie», a indiqué la directrice Christina Delaney. «Les élèves vont en classe et on les rencontre dans les corridors comme auparavant. En phase orange, ils doivent porter le masque en tout temps sauf pour quelques activités comme l’éducation physique. Il faut désinfecter toutes les surfaces que les élèves ont touchées au moins trois fois par jour, le matin, le midi, l’après-midi et un grand nettoyage le soir.»

Comme bien des organisations publiques, l’école n’a eu d’autre choix que de rédiger un plan opérationnel qui est appuyé par le District scolaire francophone Sud et le ministère provincial de l’Éducation. Le plan est un document évolutif et offre les lignes directrices selon les diverses couleurs de zones dictées par le gouvernement. Les règles peuvent différer d’une couleur à une autre. L’école a ajouté du personnel de conciergerie afin de satisfaire aux exigences sanitaires et de nettoyer l’école pour assurer un lieu sécuritaire au personnel et aux élèves.

«L’horaire de la journée n’a pas tellement été modifié, sauf les périodes pour nettoyer les surfaces», ajoute la directrice. «La plus grosse différence pour les enseignantes et enseignants est que les élèves qui se sont présentés en septembre avaient seulement obtenu cinq mois de scolarité (l’an dernier) comparativement aux 10 qu’ils auraient eu normalement. Il a fallu adapter nos programmes, faire des évaluations, identifier les résultats des élèves pour les aider à progresser dans les programmes et savoir où ils étaient rendus. Le français et les mathématiques étaient plus complexes et il a fallu les greffer à d’autres matières.»

Les élèves sont à l’école de 8 h 05 à 14 h 05 cinq jours par semaine; le public n’y a pas accès  pour le moment. Il est possible qu’un parent puisse y entrer pour des cas d’urgence; les précautions sont alors prises selon le plan opérationnel. Il y a maintenant trois mois que les élèves et le personnel vivent sous le voile de la pandémie. Cependant, la direction de l’école se fait rassurante : tous sont heureux de se rendre à l’école le matin afin de poursuivre leur éducation ou leur travail. Les directives offertes en temps de pandémie sont claires et précises dans la majorité des cas. S’il y a des questions sans réponse, elles sont envoyées au bureau du district scolaire ou au ministère. La communication se fait assez rapidement.

Les activités parascolaires sont les plus touchées selon la couleur de la zone. Les élèves de 5e année ne peuvent pas participer à des compétitions et l’avenir est indécis. «La dernière journée d’école avant le congé des Fêtes sera le vendredi 18 décembre et les cours reprendront le lundi 4 janvier, sans congé supplémentaire comme il avait été suggéré», explique Christina Delaney. «Comme enseignantes et enseignants, on est habitué aux changements. Il y en a chaque année. On s’adapte bien et nous avons cette capacité parce que notre clientèle change chaque année. Notre mission demeure la même, de prendre l’enfant où il est et le faire progresser dans son apprentissage et son mieux-être. On a tous le cœur à la bonne place.»

Le secteur de l’apprentissage de l’école n’a pas connu un grand chambardement comme tel dans les écoles primaires et intermédiaires, mais les événements communautaires, les sports et les activités parascolaires sont les plus touchés. Les élèves des écoles secondaires fréquentent l’école tous les deux jours. La santé et la sécurité des élèves et du personnel sont essentielles et tous les efforts sont faits pour limiter la propagation de la pandémie si jamais celle-ci décidait de s’inviter dans l’établissement.

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Photos :

L’école Le Marais

Christina Delaney

Diane Laplante

 

  • Nombre de fichiers 2
  • Date de création 7 décembre, 2020
  • Dernière mise à jour 10 décembre, 2020
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