La Société historique de Grande-Digue Inc. ne chôme pas

Le président de la Société historique de Grande-Digue Inc., Arthur Gauvin, est plus que satisfait du bilan des activités de l’organisme pour l’année 2019-2020. «Cette année nous avons réalisé plein de bonnes et belles choses. L’accomplissement pour lequel nous sommes le plus fier est sans équivoque la maison Fougère», a-t-il indiqué en présentant son rapport annuel.

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

Grâce à l’aide du gouvernement du Nouveau-Brunswick et à l’appui de groupes locaux, sous la direction d’Edmond Bourgeois, cette maison a pu être restaurée dans l'état qu’elle était autrefois sur l’Île de Shédiac. Dorénavant, elle servira de point d’accueil pour les visiteurs au Musée des Pionniers de Grande-Digue. La vie d’autrefois sur l’Île de Shédiac sera également mise en valeur avec des montages spéciaux, comme par exemple, une maquette de l’île avec les fermes miniatures placées sur les endroits appropriés.

De plus, le temps clément de décembre a permis de finaliser l’installation du clocher de la chapelle et de refaire la couverture. C’est la cloche de St-Philippe, anciennement une mission rattachée à la paroisse de la Visitation de Grande-Digue, qui est accrochée au clocher. L’église de St-Philippe a été démolie en 2011.

«La croix en fer forgé, qu’on vient d’apposer cette année au-dessus du clocher, est particulièrement significative», ajoute M. Gauvin. Il s’agit de la croix de l’ancien couvent des soeurs Notre-Dame du Sacré Coeur de Grande-Digue.

Avec la chapelle et son clocher surmonté d’une croix, ainsi que la maison Fougère maintenant réaménagée, le Musée des Pionniers prend des allures encore plus intéressantes. Les membres du conseil d’administration en sont très fiers.

L’année a été bien remplie, notamment en raison de certaines activités du Congrès mondial acadien 2019 qui avaient lieu dans la région, dont trois réunions de famille qui ont eu lieu à Notre Centre, juste à côté du musée, ce qui a attiré 1 880 visiteurs.

Parmi les autres activités de l’année, notons une conférence portant sur l’histoire de l’Île de Shédiac, une causerie sur l’ancien aéroport militaire de Scoudouc, ainsi deux présentations spéciales pendant le carnaval d’hiver. En septembre 2019, la région a eu le plaisir de recevoir l’équipe de Les Newbies de la chaîne UNIS.TV qui a tourné une émission sur le site du Musée des Pionniers.

Autre activités de la Société historique : un petit comité a été formé pour organiser la cérémonie du 11 novembre, à la demande de George Bourgeois et son équipe de prendre la relève. Par ailleurs, les panneaux du Sentier Pluriel, un projet de l’organisme, seront installés prochainement.

En plus de ses réunions régulières, le conseil d’administration a tenu des rencontres de réflexion avec un animateur pour revoir leurs règlements et la vision de l’organisme.

«Pour des raisons techniques, nous avons dû ralentir ce projet», souligne Arthur Gauvin. Un sous-comité s’est chargé d’effectuer un peu plus de travail de fond, c’est-à-dire de recherches, etc., avant de continuer la réflexion en grand groupe. «Nous nous sommes dit qu’il valait mieux prendre le temps qu’il faut, plutôt que faire passer un document aussi important, sans avoir l’unanimité de tous les membres du conseil d’administration. Pour se donner une vision où on veut aller, on est d’avis qu’il faut bien connaître tout ce que l’on a», précise-t-il.

Comme un peu partout sur la planète les activités régulières de la Société Historique de Grande-Digue ont cessé vers la fin février 2020, ce qui a retardé de quatre mois la tenue de l’assemblée générale annuelle, en plus d’annuler son banquet annuel. Mais le musée a pu ouvrir ses portes plus tard cette année. «Le fait d’être fermé pour la saison 2020 a permis de libérer les deux étudiantes pour travailler sur l’inventaire et elles ont fait un travail exceptionnel», mentionne Robert Beaudoin, chargé du projet d'inventaire des objets. Elles ont inscrit 900 fiches d’information dans la base de données de la Société historique de Grande-Digue et celle du ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick. Cela porte à 3 000 le nombre d’objets répertoriés en plus des photos et des documents.

Beaudoin ajoute qu’il y a encore beaucoup d’objets inconnus. Les recherches sont en cours afin de les identifier. Les objectifs de restauration font l’objet de réflexion : est-ce qu’on doit réparer les objets endommagés? Sinon qu’en fait-on? Doit-on présenter l’école comme elle l’était à l’époque ou comme un musée? Pour Robert Beaudoin, il faut développer l’inventaire et le rendre intéressant. Environ 150 nouveaux objets ont été reçus au cours de la dernière année.

Le rapport financier indiquait des recettes 41 636 $ et des déboursés 25 789 $ pour des revenus de 15 847 $.

Un membre très actif de l’organisme, Edmond Bourgeois, a reçu le Prix de mérite 2019 de l’Association du Patrimoine du Nouveau-Brunswick  pour la sauvegarde du patrimoine communautaire de la province. Selon lui, ce prix revient à tous ceux et celles qui ont oeuvré à aménager les édifices anciens afin d’avoir plus d’espaces pour présenter d’autres thèmes au Musée des Pionniers.

Vingt-septième publication du Brins d’histoire

Adélard Poirier a procédé au lancement du Brins d’histoire 2020, la 27e publication du tandem Florence Bourgeois et Jacques Dufour. «C’est toute une richesse que nous avons avec toutes ces publications. Et on peut se féliciter du travail de la Société historique. Parfois des ampoules de 100 watts dans des abat-jour, ça produit quelque chose d’intéressant», a-t-il dit en souriant.

Dans ce numéro on retrouve un texte de Louis Bourgeois sur les lieux traditionnels ou lieux- dits; un texte sur le Couvent des sœurs, par Gilles Thibault; un portrait de deux religieuses originaires de Grande-Digue; Finissants et finissantes de 1969 – 50 ans. Les capsules 2019 relatent les événements marquants de l’année et la chronologie des mariages, baptêmes et décès de l’année.

La copie du lancement sera donnée à Florence Bourgeois.

Gilles Thibault a accepté avec grand plaisir de prendre la relève avec Jean-Bernard Poirier pour une année de transition. Se disant le bénévole le mieux payé de Grande-Digue, cette année lui permettra de voir si ce projet, qui va le payer en émotion, lui convient.

Un comité ad hoc formé de Gilles, Jean-Bernard et Adélard Poirier, auquel se joindra Edmond Bourgeois à l’occasion va repenser les critères et élargir le champ d’action de la revue d’histoire qui débutait en 1993.«On va aller voir si on peut faire appel à la population, aller chercher des jeunes qui font des choses qui bâtissent l’histoire», souligne-t-.

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Photo : Conseil d’administration 2020-2021

Le conseil d’administration de la Société historique de Grande-Digue, 2020-2021 : à l’avant : Mai LeBlanc, secrétaire; Carmella Bourgeois, Chantal Soucy et Lorette Boudreau. À l’arrière : Pierre Bourque, Clément Noël, Edmond Bourgeois, Arthur Gauvin, président; Jean-Bernard Poirier, trésorier; Edmond Bastarache et Adélard Poirier, vice-président. Absent.e.s :  Claudette LeBlanc et Kiersten Gouchie. (Photo : C. Lanteigne)

Prix de mérite 2019

Lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, Edmond Bourgeois a reçu le Prix de mérite 2019 de l’Association du Patrimoine du Nouveau-Brunswick – pour la sauvegarde du patrimoine communautaire du N.-B. De gauche à droite : Gaëtane Saucier Nadeau, présidente; Edmond Bourgeois, bénévole, Marion Beyea, présidente sortante. (Photo : Arthur Gauvin)

Maison Fougère

Maison Fougère aménagée au Musée des Pionniers. (Photo : Edmond Bourgeois)

 

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  • Date de création 28 septembre, 2020
  • Dernière mise à jour 28 septembre, 2020
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