La ministre Lisa MacLeod victime de harcèlement

La ministre ontarienne des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, Lisa MacLeod, a été placée sous la protection des services policiers après avoir reçu des messages haineux et qu’un « incident espiègle inexpliqué » visant son véhicule personnel soit survenu à Ottawa, a fait savoir son bureau.
ÉMILIE PELLETIER
Initiative de journalisme local — Le Droit

« La ministre MacLeod remercie la Police provinciale de l’Ontario, le Service de police d’Ottawa et la population pour leurs préoccupations envers sa sécurité », a indiqué le directeur des communications de la ministre, Derek R. Rowland, dans une note envoyée aux médias.

Après que Mme MacLeod ait pris part à une entrevue radiophonique avec le réseau anglophone CFRA sur le harcèlement vécu par les femmes en politique, son bureau a fait savoir que des menaces lui ont été envoyées par courriel et que son véhicule personnel aurait été visé par des malfaiteurs.

« La ministre MacLeod continue de condamner les menaces et le harcèlement verbal envers les politiciens ainsi que les dangers que ces actions posent envers eux, leurs familles et leur personnel. »

Ces allégations surviennent une semaine après que quelqu’un ait lancé une roche et fracassé la fenêtre de la maison de la conseillère municipale du quartier Innes, Laura Dudas, pendant qu’elle et sa famille dormaient.

L’élue municipale d’Ottawa pense que l’incident n’est pas une coïncidence et que ce serait plutôt une attaque ciblée.

Par ailleurs, le Service de police d’Ottawa a lancé une enquête pour crime haineux, lundi, après qu’un homme ait crié des obscénités sexistes au bureau de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités du Canada, Catherine McKenna.

Ce n’est pas la première fois que cette dernière est victime de harcèlement. Quelques jours après sa réélection, à l’automne dernier, un mot vulgaire a été peint en graffiti sur la fenêtre de son bureau de campagne.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) enquête d’ailleurs sur cet incident survenu en octobre dernier.

La députée de Glengarry-Prescott-Russell Amanda Simard, qui elle aussi a souvent été victime de commentaires sexistes et de harcèlement depuis son élection en 2018, a publié sur les réseaux sociaux, jeudi après-midi, l’un des nombreux commentaires discriminatoires qu’elle a reçus.

Questionné à propos du harcèlement que subissent de nombreuses femmes en politique, le premier ministre ontarien Doug Ford a répondu, en conférence de presse, que « peu importe votre parti politique, s’attaquer aux femmes, aux hommes aussi, que ce soit municipal, provincial ou fédéral, vous pouvez faire des manifestations et des roues latérales devant les bâtiments gouvernementaux, mais vous ne pouvez pas vous en prendre aux politiciens ».

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  • Date de création 13 août, 2020
  • Dernière mise à jour 17 août, 2020
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