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La FAFA aide les aînés franco-albertains à s’adapter à l’isolement social

La mission de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), d’outiller ses membres pour mieux vivre, revêt une importance particulière en ce temps de pandémie et d’isolement social. L’isolement des aînés est un problème préexistant et un dossier sur lequel la FAFA travaille activement depuis sa fondation en 1990. Toutefois, cette problématique est maintenant à l’avant-scène avec l’attention que lui accordent les médias. « Ce serait bien qu’après la crise nous n’oublions pas que ça existe », exprime la directrice générale de la FAFA, Alizée Cook.

Véronique Vincent

Initiative de journalisme local - APF

Madame Cook tient aussi à corriger le préjugé voulant que tous les aînés vivent en solitude. En fait, certains de ses membres ne désirent pas recevoir un coup de téléphone de la FAFA dernièrement – ils en reçoivent déjà plusieurs de leurs famille et amis.

La FAFA a mis en place des mesures pour aider les aînés à rester actifs pendant cette période d’isolement social. Elle utilise principalement le téléphone et les courriels pour rejoindre ses membres existants et potentiels. Elle a augmenté le nombre de sessions de Connect’Aîné, offertes en téléconférence. Ce programme permet de mettre en contact un groupe de personnes autour d’un sujet de discussion. De plus, la FAFA aide ses partenaires locaux à mettre en place des Café-philo, des conférences-débats présentées par vidéoconférence.

Quand au niveau d’anxiété croissant chez certaines personnes, la FAFA voit son rôle comme étant un lien d’interconnexion entre aînés et les sources d’information crédibles et utiles.

Elisabeth Ndjock, résidente d'Edmonton et membre de la FAFA, est ravie de la chance de passer plus de temps avec sa famille sous son toit. « On s’ennuie, mais il y a une grande joie de se retrouver ensemble », exprime-t-elle. Elle reste également en contact avec les membres de sa famille au Cameroun et ses amis membres de la FAFA. « On se reconnait par les voix et ça nous anime, ça nous active », partage Mme Ndjock au sujet des sessions de Connect’Aîné.

Pour Réjean Leroux de Calgary, également membre de la FAFA, cette période d’isolement social est une occasion de faire de nouvelles activités et de finir ses petits projets. En effet, il s’est mis à apprendre le violon. Il ne sort de chez lui qu’une fois par semaine pour faire les courses pour lui et sa femme. Malgré les précautions mises en place par les commerces, M. Leroux ne se sent pas en sécurité lorsqu’il fait ses épiceries. « Tant que la vague ne descendra pas, je pense que beaucoup de monde auront le même sentiment. ».

Jeanne-D'Arc Mailloux, de Saint-Isidore, vit à la campagne et voit peu de personnes habituellement. Elle remarque peu les conséquences sociales de la pandémie. Toutefois, en tant que présidente du Club du Bon Temps, un club affilié avec la FAFA, madame Mailloux reconnait son rôle envers ses membres pour appuyer leur vie sociale. Depuis le 18 mars, elle envoie des courriels avec du contenu léger et divertissant et elle reçoit en échange de la rétroaction positive et reconnaissante. « L’important c’est que les gens trouvent quelque chose qu’ils aiment faire, en attendant, et de contacter quelqu’un s’ils se sentent seuls, de ne pas rester dans leur isolement en solitude », souligne-t-elle.

Pour rejoindre la FAFA et connaître leurs programmes : 780 465-8965 / direction@fafalta.ca / www.fafalta.ca

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Photos 

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Alizé Cook, directrice générale de la Fédération des aînés franco-albertains

Crédit : courtoisie FAFA

 

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  • Date de création 11 avril, 2020
  • Dernière mise à jour 11 avril, 2020
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