Garder la forme pendant le confinement, c’est possible !

Depuis près d’un mois, les autorités yukonnaises enchaînent les recommandations pour limiter la propagation de la COVID-19 dans les communautés du territoire. Parmi elles, on retrouve la fermeture des centres de remise en forme. Pourtant, cela n’empêche pas de continuer à s’entraîner, dans son salon, comme à l’extérieur, tant que les règles de sécurité sont respectées.
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Kelly Tabuteau
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

Le 18 mars 2020, le médecin-hygiéniste en chef du Yukon, Dr Brendan Hanley, déclarait l’état d’urgence sanitaire publique, entraînant la fermeture de toutes les installations récréatives intérieures publiques. Le 22 mars 2020, c’était, cette fois-ci, la fermeture de toutes les entreprises de services personnels et des entreprises non essentielles qui était annoncée.

Les adeptes de sport d’intérieur se sont ainsi retrouvés face à une porte close pour effectuer leur routine d’entraînement, qui s’est vue chamboulée du jour au lendemain. Or, même sans avoir accès à des espaces spécifiques, il est toujours possible d’être actif. Outre les bienfaits sur la santé physique, l’exercice permet de sécréter des endorphines, l’hormone du bonheur, contribuant à une bonne santé mentale et à une réduction du stress et de l’anxiété. Rester actif pendant la pandémie de la COVID-19 est donc une formule gagnante.

S’adapter à la situation

S’il y a bien un moyen technologique qui rend le confinement davantage confortable, c’est Internet. Utile pour rester en contact avec ses proches, il permet aussi aux entreprises locales spécialisées dans l’entretien du corps de réagir rapidement pour satisfaire leurs membres.

Les initiatives se multiplient dans le domaine, que ce soit par le biais de classes virtuelles en direct sur Facebook offertes par Habit Health And Wellness, Northern Strength Academy, ou même par des instructeurs indépendants. On retrouve des  vidéos d’entraînements préenregistrés proposés par le Centre des Jeux du Canada (CJC) sur sa nouvelle chaîne YouTube ou encore des routines quotidiennes suggérées par Crossfit 86Seven. Il existe aussi de nombreuses autres ressources disponibles en ligne et chacun peut trouver celles qui correspondent à ses envies et à ses capacités physiques.

Il est néanmoins évident que faire de l’exercice chez soi demande une période d’adaptation. Loin des équipements habituels, il faut apprendre à bouger dans un espace parfois restreint et sans matériel spécifique. Les professionnels du sport proposent alors des solutions pour tenter de conserver sa charge d’entraînement : les haltères peuvent être remplacés par deux bouteilles ou deux boîtes de conserve de même contenance, les exercices cardiovasculaires réalisés auparavant sur machines peuvent être substitués par des exercices pliométriques au poids de corps et le développement musculaire peut tout se travailler avec des exercices de gymnastique.

S’entraîner à l’extérieur

À chacune de ses allocutions publiques, le Dr Brendan Hanley recommande aux Yukonnaises et aux Yukonnais de sortir, tant qu’elles et ils le font en toute sécurité, c’est-à-dire en restant à plus de deux mètres des uns des autres.

Élément essentiel pour le bien-être de la santé mentale, être dehors donne également une belle occasion de s’entraîner physiquement : marche, course à pied, vélo, ski de fond ; peu importe l’activité tant qu’elle permet de bouger. Avec le retour des beaux jours, il peut aussi être envisagé de réaliser des circuits d’entraînements au poids de corps ou des routines de yoga, le tout, à l’extérieur.

Et dans la communauté, comment garde-t-on la forme ?

Bénédicte Valembois, 29 ans, éducatrice en petite enfance
« Je faisais de la Zumba et de la Strong au CJC ; parfois de la natation. Maintenant, je pratique à la maison. Je regarde des vidéos sur YouTube (Zumba et Strong toujours, puis HIIT [entraînement fractionné de haute intensité]) et j’applique. Je connecte les vidéos sur la télé et c’est parti ! ».

Luc Laferté, 60 ans, aide de cuisine
« Je marchais et je nageais. Je marche toujours, mais maintenant je fais aussi des séances d’aérobique à faible impact que je trouve sur YouTube ».

Charlotte Gombert, 25 ans, comptable
« Avant le confinement, je faisais des exercices de renforcement musculaire sur machines et avec haltères, ainsi que du cardio, surtout sur la machine qui simule des montées d’escaliers. Maintenant, je fais du yoga et quelques exercices de remise en forme, à la maison, en m’inspirant de comptes Instagram. Si la personne que je suis propose une application, je la télécharge. »

Clémence Roy, 57 ans, enseignante
« Je faisais du ski de fond et j’allais au CJC deux à trois fois par semaine pour de la musculation. Avec le confinement, je ski davantage et j’ai aménagé une petite salle de sport dans mon salon. Selon mes envies, je suis un des programmes de l’application My FitnessPal ou je m’inspire de ce que je trouve sur Internet pour m’entraîner avec mes haltères, mes élastiques et mon gros ballon souple. »

Louis-Philippe Deschenes, 33 ans, éducateur spécialisé
« J’ai longtemps fait de la compétition en boxe et j’ai gardé un entraînement musculaire similaire, en moins intense. Pour le moment, je ne fais pas grand-chose, un peu de course à pied, quelques pompes, [...] Je me dis que ça peut aussi être bénéfique de prendre une pause. »

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Des photos sont disponibles sur demande : ijlterritoires@apf.ca

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  • Date de création 13 avril, 2020
  • Dernière mise à jour 13 avril, 2020
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