IJL - Ouest

Flying Canoë Volant, les coulisses d’un festival

Le kiosque de tire d’érable, les illuminations du ravin Mill Creek, le marché artisanal, les descentes en luge ou canoë, bienvenue à l’édition 2020 du festival du Flying Canoë Volant! Coup d’œil à la préparation derrière cet événement qui transforme la Cité francophone en un véritable lieu de festival.

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Marjorie Lezin

Initiative de journalisme local – APF - Ouest

Installé au cœur de la Cité francophone, le festival s’étendant du parc Gallagher au ravin Mill Creek promeut le partage de différentes cultures qui cohabitent ici à Edmonton. La convivialité règne dans un décor enneigé et fantastique.

Ce ne sont pas moins de 5000 heures de travail pour les 70 employés et quelque 200 bénévoles qui répondent présents à cette organisation phénoménale. Entre le nombre d’heures effectuées et la gestion d’un site complexe et étendu, le festival Flying Canoë Volant n’est pas une mince affaire à organiser.

On commence dès le mois d’avril. Après avoir échangé avec les différents partenaires et les écoles, le directeur du festival Daniel Cournoyer, le coordinateur Allen Jacobson et la responsable des bénévoles Megan Gauthier commencent les réunions. Quel sera le parcours de l’année prochaine? Quelle affluence recevra le site? Les moyens financiers et humains seront-ils suffisants? Les thèmes sont nombreux. Et d’envergure.

Les beaux jours d’été arrivent et avec eux de nouvelles idées. Du côté administratif et financier, après de longues heures passées sur l’ordinateur ou au téléphone, certaines demandes de subventions ont été approuvées, des collaborations sont nées et de nouveaux partenariats ont été créés.

En 2020, « la subvention tourisme Diversification de l’Ouest nous a été attribuée », dit Daniel Cournoyer. Elle servira en grande partie à financer les courses de canoës, de retour après trois ans. Cette édition, « c’est 1,5 km de plus qui ont été ajoutés au parcours de l’année dernière » chiffre le directeur de l’événement.

Un mois avant l’événement, le plus gros du travail

La plus importante phase de préparation se déroule un mois avant l’événement. « Il faut monter les tentes et les tipis, construire les pistes de descente en luge, placer les sculptures de glace, agencer le parcours qui s’étend de la Cité francophone au ravin Mill Creek. Avec Daniel, nous avons décidé de ne pas reconstruire l’igloo cette année, mais d’installer une scène ouverte accessible à tous et moins complexe à monter », explique Anne Wenschlag, responsable de l’aménagement du site.

Les troupes s’agitent également du côté son et lumière. Le directeur technique Brian Maxwell et son équipe de sept techniciens s’affairent à installer toutes les lumières couvrant la Cité francophone. Il faut également préparer le théâtre et la salle pour recevoir les artistes.

Megan Gauthier, coordinatrice des volontaires, s’agite elle aussi. Après de nombreux courriels échangés et la promotion du bénévolat, c’est maintenant l’heure d’accueillir et d’orienter ceux qui ont répondu présents.

En 2020, ça n’est pas moins de 180 personnes. « Il faut couvrir toutes les zones du site, des kiosques de tire d’érable jusqu’à la sécurité du théâtre en passant par l’approvisionnement en bois au niveau des feux de camp. Le plus compliqué, c’est de savoir combien de bénévoles vont être là. Entre ceux qui disent qu’ils viennent et ceux qui sont présents le jour J, il y a une différence ».

Le jeudi 30 janvier arrive. Depuis quelques jours, Sophie Poirier, chargée de l’approvisionnement en boissons et nourriture de la Cité francophone, et toute l’administration du Café Bicyclette sont sur le qui-vive. Après avoir modifié le menu en fonction de l’événement, programmé le personnel et expliqué le déroulement des trois jours, il a fallu penser les stocks. « 30 000 personnes en 2019 par -35 degrés, combien de personnes seront présentes à -2 degrés? ».

Place aux festivités, le rideau se lève. Le partage et la joie autour de ce festival hivernal sont sans pareils ici dans l’Ouest. C’est l’heure du repos, ou presque. Après le festival, c’est beaucoup de nettoyage.

 

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  • Date de création 4 février, 2020
  • Dernière mise à jour 4 février, 2020
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