Emplois étudiants perdus ou retardés cet été

Plusieurs jeunes ont perdu leur emploi ou commenceront plus tard que prévu dans cette période de pandémie. C'est le cas des étudiants et étudiantes qui travaillaient dans les installations touristiques qui n’ouvriront pas, ainsi que dans les restaurants et dans les magasins qui, eux, ouvriront plus tard.

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Claire Lanteigne

Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

Alexis Bourque, de Grande-Digue, aurait entamé bientôt sa cinquième saison au Pays de la Sagouine à Bouctouche. Depuis l’âge de 11 ans, il interprète Mouque, un personnage qu’il a créé. Il est très déçu.

«J’aime beaucoup mon travail, pas juste pour l’argent, mais avant tout pour rendre les gens heureux et leur faire découvrir l’Acadie, dit-il. Ce travail est captivant et m’offre toutes sortes de possibilités.» Alexis crée de nouvelles histoires chaque année, toutes inspirées de sa routine. Mais il ramène celles que les gens aiment tout particulièrement.

Étudiant à l’école Louis-J.-Robichaud, de Shédiac, Alexis termine sa 10e année en ligne et fait ses devoirs. «C’est plus difficile que je m’attendais. Il n’y a pas autant d’échanges avec les professeurs.»

Mais même s’il est déçu, cette situation lui donne du temps à lui et lui permet de ralentir. Il va en profiter pour continuer à travailler sur le livre qu’il a commencé. Alexis a publié un premier livre, Le journal d’un jeune auteur acadien, en 2018. De plus, il fera du camping en famille et comme d’habitude, il a bien d’autres projets.

«Maintenant, conclut-il en riant, quand je me lève le lundi matin, je me dis wow c’est déjà la fin de semaine.»

Jessica Savoie, de Dieppe, a terminé sa 2e année à l’Université de Moncton en enseignement primaire. Elle attend la réouverture du restaurant où elle travaillait depuis deux ans pour reprendre le boulot. Elle a fait une demande pour la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, ce qui l’aide entretemps.

«Je ne fais rien et je me lève vraiment tard, admet la jeune étudiante. J’ai terminé mon année en ligne comme les autres, mais j’ai commencé un nouveau cours mardi, puisque j’ai le temps.»

Passionnée de ringuette et entraîneuse bénévole depuis plusieurs années, Jessica est entraîneuse-chef de l’équipe les Stingers de Shédiac. Ella dirigeait également une équipe de jeunes qui devait se rendre à un tournoi ce printemps, mais celui-ci a été annulé. «Je continue de les entraîner avec zoom, dit-elle. Jais des capsules et les parents sont bien contents, car ils ne peuvent plus voir leurs jeunes devant leurs appareils électroniques.»  De cette façon, les jeunes peuvent se dégourdir en s’entraînant.C’est une belle activité.

Isabelle Boudreau, de Memramcook, a davantage de chance. Elle a obtenu un emploi d’été au Centre des pensions du gouvernement canadien à Shédiac et débutera le 28 mai. Isabelle a terminé sa première année universitaire en sciences de la santé à la NCAA Pace University à Pleasantville, New York, où elle pratique également son sport préféré : la balle-molle. Elle aimerait bien aider les plus jeunes filles qui pratiquent ce sport dans la région, d’ici la fin de l’été, si on peut éventuellement utiliser les terrains. «Avant de repartir en septembre, si c’est possible, j’aimerais bien organiser un camp de balle-molle pour filles à Saint-Léonard.»

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Photos (courtoisie)

Alexis Bourque interprète Mouque, le personnage qu’il s’est créé au Pays de la Sagouine.

Jessica Savoie, à gauche, et son amie Megan Williston, lors de leurs dernières compétitions nationales de ringuette à Charlottetown l’an dernier.

Isabelle Boudreau travaillera dans un restaurant de Shédiac cet été.

 

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  • Date de création 18 mai, 2020
  • Dernière mise à jour 18 mai, 2020
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