Édith Dumont : la passion de l’éducation toujours vivante

En avril dernier, Édith Dumont quittait son poste de directrice de l’éducation et secrétaire-trésorière du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) pour se joindre à l’Université de l’Ontario français (UOF) à titre de vice-rectrice aux partenariats, aux collectivités et à l’international. Ce changement de cap a mis fin à sa carrière de 32 ans auprès du CEPEO.

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Jean-Marc Pacelli — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

C’est pourtant une carrière de psychologue qu’elle envisageait initialement. «Plus j’étudiais en psychologie, plus mes intérêts étaient marqués vers la façon dont on apprend. J’étais intriguée par le fait que certaines personnes apprennent facilement, alors que c’est plus difficile pour d’autres», témoigne Édith Dumont.

Elle a donc opté pour un baccalauréat en orthopédagogie ainsi qu’un brevet d’enseignement, qu’elle a obtenu en 1988. Elle a joint le CEPEO la même année.

Au fil des ans, elle y occupera plusieurs fonctions, dont orthopédagogue, conseillère pédagogique, directrice d’école, surintendante de l’éducation et directrice de l’éducation, poste qu’elle obtient en 2012.

À son arrivée initiale, Mme Dumont avoue avoir bénéficié d’un accueil marquant : «J’ai été particulièrement touchée par l’accueil des autres profs. Je me souviens d’une enseignante chevronnée qui m’a dit : “J’aimerais que tu travailles avec moi. Tu vas voir, c’est un travail qui a ses exigences. Alors, viens me voir dans ma classe.” Par la suite, j’ai toujours eu une sensibilité pour les jeunes enseignants. Chaque fois qu’on en accueillait, je me faisais un devoir, dans mes fonctions de surintendante et de directrice de l’éducation, d’être présente.»

De grandes réalisations

En regardant dans le rétroviseur, plusieurs réalisations font la fierté de cette passionnée, dont l’ouverture de la Maison de la francophonie d’Ottawa, la réputation enviable à l’international de l’éducation en Ontario français et l’élargissement du réseau des écoles francophones dans la province.

Son départ vers l’UOF l’empêchera toutefois de voir l’aboutissement du Comité consultatif systémique en équité et droits de la personne du CEPEO. «Le conseil est en projet pilote avec cinq conseils scolaires anglophones et un autre conseil francophone. Avec la mondialisation, qu’elle soit virtuelle après la COVID-19 ou en partie face-à-face, c’est un domaine où l’on doit évoluer comme organisation.»

Fin de parcours imprévisible

Le coronavirus est d’ailleurs venu chambarder son dernier tour de piste au CEPEO : «Quand on a annoncé mon départ, personne ne pouvait s’imaginer qu’on était à quelques semaines d’une pandémie. Avoir eu une boule de cristal, j’aurais peut-être orchestré mon départ différemment, mais ça faisait une année que je préparais l’équipe. La relève est très forte. Les surintendants ont tous le potentiel d’exercer des fonctions exécutives. Le conseil a une table politique extrêmement sage et diversifiée», dit-elle en affirmant être partie avec quiétude d’esprit.

Quant à ses nouvelles fonctions à l’UOF, Mme Dumont dit concentrer ses efforts sur des partenariats locaux qui rendront l’expérience d’apprentissage des étudiants la plus authentique possible. Pour les liens avec les collectivités et l’international, le temps viendra : «Tout se fait présentement de façon virtuelle. On va suivre le déconfinement et, dès qu’on pourra rencontrer des gens, on le fera.»

L’ouverture de l’UOF est prévue en août 2021.

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BP :

  • Lors de sa dernière tournée des écoles, Édith Dumont (3ede la gauche) a reçu une «amie de poche» fabriquée par les élèves de l’École élémentaire publique Madeleine-De-Roybon à Kingston. (Crédit : Courtoisie)

Des photos sont disponibles sur demande : ijlontario@apf.ca  

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  • Date de création 8 mai, 2020
  • Dernière mise à jour 8 mai, 2020
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