IJL - Ouest

Deux génies en herbe du slam

L'école Sainte-Marguerite-Bourgeoys (SMB) de Calgary, en Alberta, participe au concours de Slame tes accents organisé par le Centre de la francophonie des Amériques. Les internautes sont invités à découvrir les créations des jeunes de 12 à 18 ans des pays francophones d’Amérique et à voter pour leur vidéo favorite. Maryam Saidou et Cody Généreux ont décidé de relever le défi grâce à l’appui de leur enseignante d’art dramatique.

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Salima Bouyelli

Initiative de journalisme local – APF - Ouest

 

Pour la troisième année consécutive le Centre de la Francophonie des Amériques organise le concours Slame tes accents qui s'adresse aux enseignants et à leurs élèves de 12 à 18 ans. Les participants doivent écrire un slam de classe, le déclamer et le mettre en scène dans une courte vidéo. L'école SMB à Calgary est une des écoles participantes.

Une enseignante engagée

Isabelle Larose, enseignante de français et d'art dramatique à l'école Sainte-Marguerite-Bourgeoys est une amoureuse de la poésie et lorsqu'elle a entendu parler de ce concours, elle a aussitôt décidé de faire participer sa classe. Pour encourager et motiver sa troupe, elle a fait beaucoup de modélisation en exposant les élèves à d'autres slams écrits par des jeunes ou des professionnels de cet art d'expression orale. Une technique qui permet de valoriser les accents et de développer un intérêt pour la francophonie dans un environnement scolaire.

«Il est très difficile d'écrire en groupe, j’ai dû faire un choix», révèle l’enseignante. Ce sera Cody Généreux, metteur en scène, et Maryam Saidou, autrice, dans la catégorie des 12-14 ans qui représenteront leur école. «Moi qui aime beaucoup les types de musique, il y avait une ressemblance au rap, confie Maryam co-autrice avec son enseignante du texte. Il y avait beaucoup de thèmes spécifiques à propos de notre génération, les générations Z : ma génération» ajoute-t-elle, en s’identifiant et en revendiquant son appartenance à cette génération.

Pour attirer les personnes, il faut «juste l'appeler un slam au lieu d'un poème, car ça ressemble à une chanson. Même si tout le monde n'aime pas les poèmes tout le monde aime la musique», conseille Cody le metteur en scène.

Une nouvelle façon de s’exprimer en français

Un des grands avantages de participer à ce concours est qu’il est en lien direct avec le programme d'étude en art dramatique et en français. Il donne de véritables opportunités, des occasions authentiques aux élèves de s'exprimer en français sur les différents médias sociaux, tout en favorisant le travail d'équipe au sein de la classe.

Participer à un tel projet est synonyme de message que les deux élèves, sous la direction de leur enseignante, souhaitent véhiculer. Pour Maryam tout comme pour Cody «nous les francophones nous sommes tous les mêmes, on est très semblables, la seule façon de nous différencier, c’est les accents».

Pour l’enseignante, le titre du slam créé par ses élèves, Image de marque, est  «très corporatif, ça englobe beaucoup de choses. La francophonie albertaine est un mélange d'immigration: Québec, France, pays africains et des francophones nés ici». C’est une richesse incontestable en Alberta qui est exploitée dans l’écriture de ce slam,.

Le slam image de marque des élèves de l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys est disponible dans le site du Centre de la francophonie des Amériques.

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photos courtoisie : Isabelle Larose / Slam-AD-2019-Groupe / école Sainte-Marguerite-Bourgeoys

captures d'écran : Cody Généreux / Maryam Saidou

 

 

  • Nombre de fichiers 6
  • Date de création 6 mai, 2020
  • Dernière mise à jour 7 mai, 2020
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