IJL - Ouest

Des fonds philanthropiques en santé à la Fondation franco-albertaine

L’aide d’urgence aux étudiants du Campus Saint-Jean mise en place par la Fondation franco-albertaine et le campus lui-même bat son plein. Pendant ce temps, partout sur la planète, les cours boursiers font le yo-yo. Risque-t-on de voir les fonds philanthropiques mis à mal?

Arnaud Barbet – IJL APF – Ouest

Dans un communiqué de presse diffusé le 23 avril, Joël F. Lavoie, directeur général de la Fondation franco-albertaine, fait le suivi de ce programme d’aide d’urgence. On y apprend que la première ronde de soutien aux étudiants a permis à la Fondation d’amasser la somme de 11 072 $ sur un objectif de 25 000 $ afin d’aider les étudiants dans le besoin.

Contacté quelques semaines plus tôt, Joël Lavoie était très positif vis-à-vis de la solidarité de la communauté francophone et francophile : «Ce programme d’urgence répond à un besoin spécifique à court terme, et je suis optimiste quant à la réponse de notre communauté.» Un fait qui ne se dément pas. Lorsqu’il évoque les fonds de dotations philanthropiques, le directeur reste très optimiste.

«Notre comité d’investissement est composé des meilleurs spécialistes de l’Alberta et la firme qui s’en occupe fait un excellent travail. Les rendements de ces fonds nous permettront sur le long terme de reverser des sommes substantielles, mais ce n’est pas la totalité des intérêts», assure-t-il. Un moyen de préserver une marge de sécurité lorsque les marchés boursiers sont troubles.

Message rassurant pour les investisseurs

Andrew Johnson, gestionnaire de portefeuille institutionnel pour la firme calgarienne Mawer Investment Management Ltd, est notamment responsable des fonds de la Fondation franco-albertaine. Il porte un message rassurant à tous ceux qui investissent dans des fonds de dotation philanthropiques : «L’horizon temporel de ces fonds est, pour la majorité, à perpétuité. Ils sont donc investis en conséquence et sont moins sensibles aux variations boursières dans l’espace-temps.»

Lorsque l’on évoque la chute importante du prix du baril de pétrole, il persiste. «Ces fonds répondent à une logique à moyen et à long terme (infini). Il est donc nécessaire d’avoir une approche équilibrée pour investir, une combinaison d’actions et d’obligations», explique-t-il avec sérénité.

On doit ici comprendre que les actions offrent un potentiel de rendement plus élevé afin de développer le portefeuille et servir l’objectif à long terme, alors que les obligations contribueront à la stabilité du portefeuille et serviront l’objectif à court terme.

Un appel au calme et une sensibilité essentielle

Analyste financier agréé, Andrew Johnson comprend la crainte des investisseurs. «Au milieu d’une tempête, le temps marque une pause. Si vous avez déjà connu de grosses turbulences dans un avion, vous savez au fond que ça va aller, mais c’est extrêmement inconfortable et vous ne pensez qu’au prochain trou d’air», explique-t-il.

Il poursuit avec optimisme : «Mais il est important de se rappeler que la fonction mathématique de composition de la richesse reste intacte pour ceux qui ont la patience et l’horizon temporel pour investir judicieusement.» Une équation simplifiée, un appel au calme…

Andrew Johnson a grandi avec cette fibre caritative. Aujourd’hui, très reconnaissant de toutes ces fondations qui répondent aux besoins des communautés et de la société dans son ensemble, il n’hésite pas à porter un message d’espoir.

«La récession pointe à l’horizon, mais une fois le virus sous contrôle et les politiques de confinement levées, les humains socialiseront à nouveau. Nous allons vivre, aimer, danser, manger, voyager et plus encore. Nous retrouverons tous ces moments merveilleux qui nous rendent humains et stimulent l’économie», conclut-il.

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  • Pour atteindre l’objectif de 25 000 $ de la Fondation franco-albertaine concernant le programme d’aide d’urgence aux étudiants du Campus Saint-Jean, n’hésitez pas à vous rendre sur cette page : https://bit.ly/3cTtMAe. (Crédit : Capture d’écran)
  • Joël F. Lavoie, directeur général de la Fondation franco-albertaine. (Crédit : Courtoisie Joël F. Lavoie)
  • Andrew Johnson, analyste financier agréé, est en télétravail depuis le début de la pandémie. (Crédit : Courtoisie Andrew Johnson)

 

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  • Date de création 30 avril, 2020
  • Dernière mise à jour 30 avril, 2020
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