Des élèves franco-yukonnais agents de changement pour la planète

Aider la planète en faisant un petit geste à la fois. C’est la mission que s’est donnée la classe de 6e année de l’école Émilie-Tremblay en rédigeant dans le journal l’Aurore boréale une série de capsules intitulées « Chacun son geste ».
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Marie-Hélène Comeau
Initiative de journalisme local – APF – Territoires

En modifiant certains gestes simples du quotidien, il serait possible de réduire notre empreinte écologique. Autrement dit, chaque geste compte. Si les entreprises et les pays ont leur part de responsabilité pour limiter les conséquences du changement climatique, les citoyens doivent aussi adopter un comportement plus responsable en matière d’impact sur l’environnement.

Depuis quelques mois, les éditoriaux du journal l’Aurore boréale sont accompagnés de petites vignettes ou capsules présentant au lectorat des conseils simples et pratiques à faire à la maison. Ces capsules sont le fruit d’une collaboration originale entre les élèves de la classe de la 6e année de l’école Émilie-Tremblay et l’Aurore boréale.

« Je tiens à ce que le journal se rapproche des écoles. C’est important. », affirme Maryne Dumaine, directrice du journal. Elle visite les écoles d’immersion française et l’école francophone chaque année pour présenter le fonctionnement du journal communautaire et recruter de nouveaux collaborateurs. Maryne Dumaine, qui se demandait comment intégrer des projets scolaires au journal, a pu établir ses premiers contacts avec la classe de 6e année lors de leur visite de la salle de rédaction.

« J’avais vu les élèves à l’automne dernier lors du rassemblement qui avait eu lieu au centre-ville de Whitehorse pour sauver la planète », se souvient Maryne Dumaine. « Je me doutais donc que le sujet de l’écologie pourrait intéresser les élèves et leur enseignant », explique-t-elle.

Des élèves toujours prêts à relever le défi

C’est au mois de janvier dernier que les élèves de la classe de 6e année de l’école Émilie-Tremblay ont concentré leurs efforts plus sérieusement sur le thème de l’environnement, en axant leurs réflexions sur l’impact des gestes du quotidien.

« Je les ai encouragés à réfléchir en classe sur les choix que nous faisons au quotidien et l’impact de ces choix », explique Ed Gillis, l’enseignant de la classe de 6e année, en donnant comme exemples les achats, les transports, l’alimentation et l’utilisation de l’eau.

Tout au long des discussions, des défis sont lancés aux élèves qu’ils essaient de surmonter pendant la fin de semaine, pour ensuite partager leurs expériences à la classe. Éloïse Leblanc, 12 ans, aime d’ailleurs tester les suggestions avant de les publier dans le journal. « Le plus difficile pour moi a été de prendre ma douche en utilisant moins d’eau. C’était au mois de janvier et, quand je sortais de la douche, j’étais bleue », dit-elle en riant.

L’impact de la COVID-19 

Les écoles du Yukon, fermées depuis la mi-mars, n’ouvriront pas leurs portes avant septembre. Malgré tout, les élèves ont décidé d’un commun accord de poursuivre leur collaboration avec le journal jusqu’à la fin de l’année scolaire.

« Normalement, on lance les idées en classe, on discute ensemble puis on écrit. Mais là, ça se fait à la maison comme un travail de classe », explique Kolya Grottoli, 11 ans, en avouant s’inspirer de son recyclage pour donner des conseils aux lecteurs du journal. « Je crois bien que la COVID-19 va influencer les prochaines capsules », admet-t-elle.

Pour Macéo Grottoli, la crise actuelle est l’occasion parfaite de réfléchir à d’autres solutions. « Ici au Yukon, on ne peut pas recycler, car tout est fermé. Il faut donc trouver des solutions simples. Je trouve par exemple que c’est une bonne idée de faire de l’art avec des choses recyclées », confie le jeune auteur, qui a déjà commencé à réfléchir au contenu des prochaines capsules.

Pour sa part, Éloïse Leblanc est d’accord avec ses collègues de classe. « Comme les élèves passent plus de temps à la maison, ils auront plus de temps pour essayer de nouvelles choses », affirme-t-elle. « Déjà, moi je vois qu’on utilise moins l’auto et que je passe plus de temps à jouer dehors. »

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Des photos sont disponibles sur demande : ijlterritoires@apf.ca

  • Nombre de fichiers 1
  • Date de création 12 mai, 2020
  • Dernière mise à jour 7 mai, 2020
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