Dans L’arène 10 octobre

Émilie Pelletier

epelletier@ledroit.com

Initiative de journalisme local - Queen’s Park

 

Ford n’aime pas qu’on le surnomme Trump

Doug Ford a sorti la langue en guise de grimace, en début de semaine, lorsqu’un étudiant lui a rappelé qu’il a souvent été considéré comme «le Trump de l’Ontario» pour son «style combatif». 

Le premier ministre de l’Ontario a participé mardi à un forum virtuel de l’Université Ryerson sur la démocratie et animé par l’éditorialiste du Toronto Star Martin Regg Cohn, où il a répondu à des questions des étudiants.

«Comment proposez-vous que nous vous tenions responsable sur un chemin allant d’un ‘style Trump’ à un ‘style collaboratif’ qui fonctionne avec tous les grands partis?», a demandé l’étudiant. 

«C’était une véritable gifle de m’appeler Donald Trump», a répondu M. Ford, visiblement chatouillé d’une telle comparaison. 

Le premier ministre a affirmé qu’il est encore amer que le président américain ait «coupé» les vivres au Canada et qu’entre voisins, on ne se traite pas ainsi. 

Tenez-vous-le pour dit, puisque c’est lui-même qui l’a affirmé: Donald Trump n’est pas sur la liste des enfants sages de Doug Ford pour Noël.

Victor Fedeli et le jaune: une histoire d’amour

Avez-vous déjà remarqué que le ministre du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce Victor Fedeli porte presque toujours une cravate jaune? 

Le Droit a voulu savoir pourquoi, et lui a donc posé la question. Voici ce qu’il avait à dire:

«En fait, lorsque je me suis présenté comme maire de North Bay, j’étais un inconnu. En tant que spécialiste du marketing, je voulais créer une marque. J’ai donc choisi une couleur thématique. Et je voulais en choisir une qui était apolitique, donc pas de bleu, rouge, vert ou d’orange. Et le jaune, ce fut! Ça a fonctionné. Tout le monde sait que quand on me cherche, il faut chercher le gars à la cravate jaune!»

C’est donc sans grande surprise que lorsque le port du masque est devenu pratique courante en Ontario, M. Fedeli a fait le choix d’ajouter un nouveau bout de tissu jaune à son attirail. 

Une question importante demeure: Victor Fedeli a-t-il franchi la ligne jaune? 

Pas de chicane dans ma cabane

La période de questions a pris une sale tournure, mardi, alors que les tensions et les attaques personnelles sont montées d’un cran entre le premier ministre ontarien Doug Ford et la cheffe de l’opposition officielle Andrea Horwath. Cette dernière demandait à M. Ford, en Chambre, pourquoi il s’entête à ne pas resserrer les mesures en place pour lutter contre la COVID-19, comme la fermeture des restaurants. 

«Avez-vous déjà dirigé une entreprise?, a demandé M. Ford à Mme Horwath. Avez-vous déjà eu à vous occuper d’une paie? Avez-vous déjà eu à vous occuper d’une paie pour deux personnes? Est-ce que votre prêt hypothécaire ou votre loyer dépendent des ventes que vous réalisez? La réponse est non, parce que vous faites partie des allocations publiques depuis 20 ans. Voilà pourquoi.»

La cheffe du Nouveau parti démocratique (NPD) de l’Ontario a répondu du tac au tac: «J’ai une autre question sérieuse pour le premier ministre. Peut-être y répondra-t-il d’une façon sérieuse. (...) Des paroles en l’air, ça ne vaut pas cher, et apparemment, le premier ministre ne vaut pas cher non plus—»

La cheffe néo-démocrate a été interrompue par le président de la Chambre Ted Arnott, qui lui a indiqué de surveiller son langage, «qui a visiblement causé le chahut en Chambre». 

Quelques instants plus tard, M. Arnott a demandé à Doug Ford de retirer ses propos, après que le premier ministre ait affirmé que la cheffe de l’opposition officielle «parle des deux côtés de sa bouche». 

«Je retire. Désolé, M. le président.»

Le Fordisme de la semaine: «Loosey-goosey»

Doug Ford a utilisé l’expression «loosey-goosey», en début de semaine, pour parler des gens qui ont baissé leur garde face à la COVID-19 en ne respectant plus les mesures sanitaires de la province pour lutter contre la transmission du virus.

Sur les réseaux sociaux, Le Droit a demandé aux lecteurs de traduire cette expression en français. Le processus n’a pas été très concluant, mais voici quand même les meilleures réponses: 

Des lousses qui toussent

Des oies en liberté

Foufous/fofolles

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  • Date de création 10 octobre, 2020
  • Dernière mise à jour 9 octobre, 2020
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