IJL - Ouest

COVID-19 : un sondage national évalue le rendement des premiers ministres provinciaux

L'Institut Angus Reid a publié, le 31 août dernier, un sondage sur le rendement des premiers ministres provinciaux au Canada dans leur gestion de la COVID-19. L’Institut signale dans son rapport que «la réponse à la pandémie du coronavirus continue d'être une mesure clé selon laquelle les Canadiens évaluent leurs dirigeants politiques en 2020». En outre, le sondage relève que «les notes attribuées aux premiers ministres ne correspondent pas nécessairement au nombre de cas ou à la gravité de la pandémie». Par contre, l’ensemble des dirigeants provinciaux traverse la présente rentrée scolaire - particulièrement de la maternelle à la 12e année - sur une corde raide.

Marie-Paule Berthiaume

Initiative de journalisme local – APF - Ouest

Les résultats du sondage dans l’Ouest canadien

Le Britanno-Colombien John Horgan a reçu l'approbation la plus élevée au pays avec 69 %, suivi par l’Ontarien Doug Ford (66 %) et le Québécois François Legault (65 %). Sa popularité ne semble donc pas avoir été entachée par les niveaux records de nouveaux cas de COVID-19 récemment enregistrés dans sa province.

Seulement deux Albertains sur cinq (42 %) se sont ralliés derrière leur premier ministre, Jason Kenney. La réponse du gouvernement albertain à la pandémie, jumelée à l'effondrement des revenus pétroliers de la province, a sérieusement entaché la réputation du premier ministre. Un sondage réalisé par la firme albertaine ThinkHQ, à la fin du mois de juin dernier, indiquait que 50 % des Albertains avaient alors une opinion défavorable du rendement du premier ministre et que 48 % l’appuyaient.

Scott Moe, du Parti saskatchewanais, au pouvoir depuis 2007, a quant à lui obtenu un taux d’approbation de 59 % au sondage. Son parti détient également une avance de 32 % en termes d'intentions de vote selon le plus récent sondage de la firme EKOS.  

Saskatchewan : retour en classe tranquille

Le plan de retour à l'école du gouvernement de la Saskatchewan a été fortement critiqué lors de sa publication initiale le 4 août dernier. Le gouvernement a depuis offert plus d'argent aux divisions scolaires et quelques journées supplémentaires pour la préparation du personnel. Un ajustement similaire a été effectué par l’ensemble des provinces de l’Ouest. La Saskatchewan ouvrira donc ses écoles le 8 septembre prochain, tout comme la Colombie-Britannique. La publication d'un dossier d'information destiné spécifiquement aux parents et lancé le 27 août dernier semble également avoir apaisé les esprits.

Alberta : branle-bas de combat

Selon le journaliste politique au quotidien Calgary Herald, Don Braid, «la plus grande menace d'une nouvelle baisse de popularité pour Kenney est un lancement d'école bâclé.» Avec des taux quotidiens d'infection élevés, l'Alberta a vécu une préparation à la rentrée scolaire parsemée d'embûches. Le parti d'opposition officielle albertain a publié, deux jours après l’annonce du plan de réouverture des écoles, un plan de réinsertion alternatif basé en partie sur l’opinion des Albertains dans le cadre d'une enquête en ligne.

La médecin hygiéniste en chef de l'Alberta, Deena Hinshaw, a quant à elle créé la confusion générale au sujet de la distanciation à l'école juste avant le retour en classe. Alors que certains conseils scolaires albertains ont entamé la rentrée cette semaine, d’autres la repoussent afin de mieux se préparer. Des cas d’infection signalés parmi les membres du personnel ont déjà retardé la rentrée dans deux écoles.

Colombie-Britannique : sous pression

Les autorités sanitaires de la province ont été vivement critiquées par les parents et les enseignants quant au port du masque, uniquement recommandé dans les aires où la distanciation physique est impossible, et à leur préférence marquée pour une rentrée en classe plutôt que virtuelle. Lors de ses conférences de presse sur la COVID-19, le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, a noté à maintes reprises que le plan de retour en classe suscite un débat aussi controversé que celui des soins de longue durée en début de pandémie.

Un défi inévitable, bien qu'incertain

Assurer la sécurité des enfants, de leur famille et de leurs amis lors de la reprise scolaire est indiscutable. Selon la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, ne pas être en classe aurait des conséquences académiques et sociales négatives à long terme sur les étudiants. Elle se dit «confiante», bien qu'«anxieuse comme tout le monde», en la capacité des écoles à gérer l'année scolaire de façon sécuritaire et à se réajuster au besoin.

Le sondage a été conduit du 26 au 30 août 2020 auprès d’un échantillon aléatoire de 4 703 adultes canadiens membres du forum Angus Reid. Un échantillon aléatoire de cette taille comporte une marge d'erreur de +/- 1,4 point de pourcentage, 19 fois sur 20.

-30-

 

  • Nombre de fichiers 10
  • Date de création 7 septembre, 2020
  • Dernière mise à jour 10 septembre, 2020
error: Contenu protégé, veuillez télécharger l\'article