Accueillir les nouveaux arrivants hors des grands centres

Cet article fait partie d’une série sur les nouveaux arrivants

Accueillir les nouveaux arrivants hors des grands centres

Plus de 750 nouveaux arrivants sont venus s’installer dans la région de Shédiac-Cap-Pelé au cours des 5 dernières années. Afin de subvenir à la demande, le Centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants (CAFi) est passé en mode croissance et offre désormais une programmation diversifiée pour les nouveaux arrivants dans la région Shédiac-Beaubassin-Est-Cap-Pelé (SBEC).

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Jean-Marie Nadeau

Initiative de journalisme local - APF - Atlantique

En raison de l’arrivée de plus en plus de familles immigrantes dans la région, et notamment de plus en plus d’enfants, le CAFi, qui a un bureau à Shédiac depuis 2018, a créé le programme Franco-jeunes qui offre une série d’activités parascolaires en français. Les activités sont offertes jusqu’à 5 jours par semaine dans la région SEBC, alors qu’elles le sont de 2 à 3 jours par semaine à Moncton. C’est d’ailleurs ce programme qui a provoqué l’embauche importante d’une douzaine d’agents d’accompagnement au CAFI pour répondre à la demande. Le CAFi a ouvert un bureau satellite à Shédiac en avril 2018 à la demande des municipalités environnantes.

L’organisme offre entre autres des services d’accueil et établissements, d’intégration économique, des services aux familles, aux écoles ainsi qu’un programme de jumelage afin de promouvoir le partage des cultures.

L’immigration en hausse au Nouveau-Brunswick

Selon des données récentes d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), le Nouveau-Brunswick a connu une année record en 2019 en accueillant 6000 nouveaux résidents permanents. Il s’agit d’une augmentation de 30% comparativement à l’année précédente. Les villes de Frédéricton et Moncton ont accueilli le plus grand nombre d’immigrants et Miramichi et Edmundston ont quant à elles accueilli 133% plus d’immigrants qu’en 2018. Ailleurs au Nouveau-Brunswick, sont 1080 personnes qui sont venues s’installer, dont plusieurs dans la région SEBC. Ce qui constitue une augmentation de 60% par rapport à 2018.

Au Nouveau-Brunswick, 90% de l’immigration est de nature économique. Les familles s’installent pour travailler dans les secteurs où la main-d’œuvre se fait plus rare comme l’alimentation et les pêches. C’est, entre autres, ce qui a contribué à l’accueil de nombreux nouveaux arrivants dans la région SEBC.

« Étant donné que nous réussissons mieux maintenant à attirer de nouveaux arrivants, les différents paliers de gouvernement ainsi que les organismes d’aide à l’établissement doivent veiller à ce que ces personnes et ces familles obtiennent le soutien dont elles ont besoin pour s’établir et rester dans la province. », a affirmé le directeur général du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, Alex Leblanc, par voie de communiqué.

Ce qui caractérise le CAFi, ce sont la multiplicité et la diversité des activités qu’il génère. Outre l’accueil et l’accompagnement des individus et des familles lors de leur arrivée, le CAFi organise différentes activités communautaires pour faciliter l’intégration. Ça peut aller d’excursions à la cabane à sucre, d’aller voir des matchs de hockey en groupe, ou d’organiser des soirées internationales de dégustation de mets originaux. Le CAFi est devenu en lui-même une petite entreprise puisqu’il compte aujourd’hui plus d’une vingtaine d’employés majoritairement issus de l’immigration.

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  • Date de création 14 mars, 2020
  • Dernière mise à jour 14 mars, 2020
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